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Hypogonadisme : les meilleurs compléments alimentaires pour soutenir la testostérone naturellement

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L’hypogonadisme peut affecter la vitalité, la libido et la composition corporelle, impactant hommes et femmes. Si certaines formes nécessitent un suivi médical, il existe également des approches naturelles pour soutenir l’équilibre hormonal et la production d’hormones sexuelles (testostérone), en complément des traitements classiques et d’un mode de vie adapté. Découvrons-les tout de suite.

L’hypogonadisme, c’est quoi ?

L’hypogonadisme correspond à une production insuffisante de testostérone par les testicules, pour les hommes et à une production insuffisante d’oestrogènes et / ou de progestérone par les ovaires chez les femmes. Il peut être primaire (atteinte testiculaire), secondaire (dysfonction de l’axe hypothalamo-hypophysaire) ou fonctionnel (lié à l’âge, au stress, à l’obésité ou à certaines carences).

Les symptômes fréquents incluent :

Illustration d'un compteur de testostérone dans le rouge (signe d'hypogonadisme)
  • fatigue persistante ;
  • baisse de libido ;
  • troubles de l’érection ;
  • perte de masse musculaire ;
  • augmentation de la masse grasse ;
  • humeur dépressive ;
  • diminution de la densité osseuse.

💡 Bon à savoir : il touche principalement les hommes après 40 ans, mais peut concerner des sujets plus jeunes en cas de pathologie, de surentraînement ou de stress chronique.

Le diagnostic repose sur un dosage sanguin de la testostérone totale et libre, réalisé le matin, et interprété par un professionnel de santé.

Les injections de testostérone font partie des traitements médicaux possibles, mais il existe aussi des approches naturelles complémentaires visant à soutenir la production endogène lorsque l’hypogonadisme est léger ou fonctionnel.

Les meilleurs compléments alimentaires pour l’hypogonadisme

Avant de consommer des compléments alimentaires, il est essentiel de vérifier s’il existe une carence en vitamines ou minéraux, car celles-ci peuvent à elles seules expliquer une baisse de testostérone. Un bilan biologique permet d’identifier la cause réelle et d’adapter la prise de compléments de manière pertinente et sécurisée.

Les minéraux et vitamines clés pour l’hypogonadisme

Le zinc

Le zinc joue un rôle central dans la production de la testostérone, notamment en intervenant dans l’activité des cellules de Leydig au niveau des testicules. Une carence en zinc est clairement associée à une diminution des taux de testostérone totale, tandis qu’une supplémentation permet de restaurer des niveaux hormonaux normaux chez les hommes déficients. Cet effet a été démontré chez des hommes jeunes et âgés, soulignant l’importance d’un apport suffisant, en particulier en cas de stress, d’activité physique intense ou d’alimentation déséquilibrée.

Le magnésium

Aliments riches en magnésium sur une table (bananes, chocolat, amandes, chia, etc.)

Le magnésium intervient indirectement dans l’équilibre hormonal en réduisant l’inflammation et le stress oxydatif, deux facteurs susceptibles de freiner la production de testostérone. Il a également été montré qu’il augmente la fraction biologiquement active de la testostérone (testostérone libre), notamment chez les hommes physiquement actifs ou soumis à un stress chronique. Son effet semble particulièrement pertinent en cas d’hypogonadisme lorsque l’apport alimentaire est insuffisant.

La vitamine D

La vitamine D agit comme une véritable hormone stéroïdienne et ses récepteurs sont présents dans les tissus reproducteurs masculins. Plusieurs études montrent qu’une carence en vitamine D est associée à des niveaux plus bas de testostérone. Chez des hommes déficients, une supplémentation peut entraîner une augmentation modérée mais significative de la testostérone totale et libre, soulignant l’importance d’un statut vitaminique adéquat.

Les vitamines B (B6, B12)

Les vitamines du groupe B (notamment la B6 et la B12) soutiennent la production hormonale de manière indirecte. Elles participent au métabolisme énergétique, au bon fonctionnement du système nerveux et à la régulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire, impliqué dans la sécrétion hormonale. Bien que les données cliniques directes sur la testostérone soient limitées, un statut optimal en vitamines B est considéré comme un facteur favorable à l’équilibre hormonal global.

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La DHEA

La DHEA est un précurseur des hormones sexuelles, dont la testostérone. Sa concentration diminue naturellement avec l’âge. Chez les hommes présentant des niveaux bas, une supplémentation peut entraîner une augmentation modérée de la testostérone, bien que les réponses soient très variables selon l’âge, le métabolisme et l’état hormonal initial.

Le tongkat ali (Eurycoma longifolia)

Le tongkat ali est l’une des plantes les plus étudiées dans le cadre de l’hypogonadisme fonctionnel. Il peut augmenter la testostérone libre, notamment en réduisant le cortisol et en améliorant le ratio testostérone / cortisol. Les effets sont surtout observés chez les hommes présentant un stress élevé ou des niveaux hormonaux bas à modérés.

Une cuillère en bois remplie de graines de fenugrec sur une table en bois.

Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum)

Le fenugrec contient des saponines stéroïdiennes susceptibles d’influencer la testostérone libre. Certaines études cliniques montrent une amélioration de la libido, de la composition corporelle et une augmentation modérée de la testostérone libre chez des hommes supplémentés. Les résultats restent variables, mais le fenugrec fait partie des plantes les mieux documentées dans ce domaine.

L’ashwagandha (Withania somnifera)

L’ashwagandha peut contribuer à une augmentation modérée de la testostérone, notamment chez les hommes stressés ou infertiles. Son action passe surtout par la réduction du cortisol et l’amélioration de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, plutôt que par une stimulation hormonale directe.

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Les compléments pour l’hypogonadisme avec des preuves limitées

Le tribulus terrestris

Malgré sa réputation populaire, les études cliniques chez l’homme montrent que le Tribulus terrestris n’augmente généralement pas la testostérone de manière significative. En revanche, certains travaux suggèrent un effet positif sur la libido et la fonction sexuelle, indépendamment des niveaux hormonaux. Il peut donc agir sur la perception du bien-être sexuel plutôt que sur la production hormonale elle-même.

Le Coleus forskohlii

Le Coleus forskohlii contient de la forskoline, une molécule capable d’augmenter l’AMPc, un messager impliqué dans la stéroïdogenèse. Ce mécanisme suggère un potentiel soutien de la production hormonale. Toutefois, les données humaines restent limitées et les effets observés concernent surtout la composition corporelle. Son intérêt pour la testostérone reste donc plausible mais non confirmé cliniquement.

La maca (Lepidium meyenii)

La maca n’augmente pas directement les taux de testostérone selon les études disponibles. En revanche, elle améliore la libido, la fertilité perçue et le bien-être sexuel, indépendamment des variations hormonales. Ces effets seraient liés à son action sur l’énergie, l’humeur et le stress, ce qui en fait une plante d’accompagnement intéressante sans action hormonale directe.

Le muira puama

La muira puama est traditionnellement utilisée comme tonique sexuel. Les études cliniques disponibles suggèrent une amélioration de la fonction sexuelle et de la libido, mais sans données solides montrant une augmentation directe de la testostérone. Son action semble davantage liée à des effets neurostimulants et adaptogènes qu’à une modulation hormonale directe.

Le ginseng (Panax ginseng)

Le ginseng n’élève pas systématiquement la testostérone totale, mais peut améliorer la fonction sexuelle, la vitalité et la spermatogenèse. Les effets observés semblent liés à une modulation de l’oxyde nitrique et de l’énergie cellulaire, avec des données humaines hétérogènes.

Feuilles d'orties vertes en gros plan (macro).

La racine d’ortie (Urtica dioica radix)

La racine d’ortie n’augmente pas directement la production de testostérone, mais peut en moduler la biodisponibilité. Certains composés (lignanes) interagiraient avec la SHBG, augmentant potentiellement la testostérone libre. Les données humaines concernent surtout l’hyperplasie bénigne de la prostate.

À retenir sur l’hypogonadisme

Les compléments alimentaires ne remplacent pas un traitement médical de l’hypogonadisme avéré, mais peuvent être utiles en soutien dans les formes fonctionnelles ou associées à des carences. Leur efficacité dépend du terrain individuel, du mode de vie et du suivi médical.

👉 Vous vous interrogez sur une possible baisse de testostérone ? Consultez notre article dédié : Baisse de testostérone : quels signes précoces et quelles actions envisager.

Bibliographie

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Marlène Barthelme

une photo de moi, Marlène, fondatrice du média Famtastique

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice