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TDAH chez l’adulte – Comprendre, diagnostiquer et gérer (solutions naturelles)

🖊️ Article mis à jour le 28 janvier 2026

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Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) chez l’adulte est un trouble neurodéveloppemental souvent méconnu, qui affecte l’attention et l’organisation au quotidien et engendre de l’impulsivité. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas réservé aux enfants et peut impacter la vie professionnelle, sociale et émotionnelle. 

Reconnaître les signes et symptômes précoces permet de mieux comprendre le trouble, de chercher un diagnostic approprié et d’explorer des solutions adaptées, allant des traitements médicaux aux approches naturelles et stratégies pratiques pour améliorer la vie quotidienne.

I. Qu’est-ce que le TDAH chez l’adulte ?

1. Définition générale

Illustration d'une femme adulte qui souffre de TDAH. Elle se tient la tête.

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental persistant à l’âge adulte, caractérisé par des difficultés d’attention, d’impulsivité et / ou d’hyperactivité qui affectent significativement le fonctionnement quotidien et social [1]. 

Il est reconnu dans le DSM‑5 (le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques de l’Association américaine de psychiatrie) comme une condition qui peut débuter dans l’enfance mais persister toute la vie chez 30 % à 80 % des personnes ayant déclaré rétrospectivement avoir souffert de TDAH durant leur enfance [2].

2. Les 3 types de TDAH chez l’adulte

Le TDAH adulte peut se manifester de différentes manières selon le type prédominant [3] :

  • TDAH inattentif : difficultés de concentration, organisation et suivi des tâches, oublis fréquents, tendance à la procrastination ;
  • TDAH hyperactif‑impulsif : agitation physique ou mentale, impulsivité, impatience, difficulté à rester assis ou à attendre son tour ;
  • TDAH combiné / mixte : association des symptômes d’inattention et d’hyperactivité / impulsivité, avec un impact plus marqué sur la vie professionnelle, sociale et personnelle.

3. Liens entre TDAH et intelligence supérieure / HPI

Concernant l’intelligence, certaines personnes à haut potentiel intellectuel (HPI) présentent des traits de TDAH, mais la relation entre haut QI et TDAH est complexe.

Des études indiquent qu’environ 15 % des personnes à haut potentiel intellectuel (QI > 115) présentent aussi un TDAH [4].

Toutefois, un QI élevé peut masquer certains symptômes, ce qui rend le diagnostic clinique plus difficile sans tests appropriés.

4. Liens entre TDAH, TSA, Asperger et comorbidités.

La recherche montre qu’entre 50 % et 70 % des personnes avec autisme (TSA) ont aussi un TDAH [5]. 

Cela signifie que difficultés d’attention, impulsivité ou agitation peuvent coexister avec les traits autistiques. Cependant, il n’est pas toujours simple de savoir si ces symptômes viennent vraiment du TDAH ou de l’autisme lui-même. 

💡Bon à savoir : certains médicaments utilisés pour le TDAH peuvent même réagir différemment chez une personne autiste. Les chercheurs recommandent donc d’évaluer chaque situation individuellement et d’adapter les solutions, afin de mieux soutenir l’enfant ou l’adulte dans sa vie quotidienne et son apprentissage.

Par ailleurs, une étude scientifique a montré que chez des adultes diagnostiqués pour la première fois avec un TDAH, environ 15 % avaient aussi un syndrome d’Asperger, ce qui est bien plus élevé que dans la population générale. Cela suggère qu’il est important de vérifier la présence éventuelle d’un trouble du spectre autistique lors de l’évaluation du TDAH chez l’adulte [6].

II. Causes et origines du TDAH

Le TDAH n’est ni un manque d’éducation, ni un problème de volonté. Il s’agit d’un trouble du développement du cerveau qui apparaît dès l’enfance. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour dire qu’il résulte d’un mélange de facteurs biologiques et environnementaux, et non d’une cause unique [7, 8].

Un docteur pointe un cerveau en plastique pour expliquer les maladies neurodégénératives.

Sur le plan neurologique, le TDAH est lié à un fonctionnement particulier de certains circuits du cerveau, notamment ceux qui gèrent l’attention, l’organisation et le contrôle des impulsions. La dopamine, un messager chimique essentiel à la motivation et à la concentration, joue un rôle central : lorsqu’elle circule moins efficacement, il devient plus difficile de rester attentif ou de réguler ses comportements [9]

Parallèlement, des facteurs environnementaux comme l’exposition prénatale à l’alcool ou au tabac, des complications à la naissance, ou des carences nutritionnelles peuvent augmenter le risque en modifiant le développement neurologique [7]. 

Enfin, le TDAH est aussi largement génétique. Un enfant a plus de risques d’en être atteint si un parent ou un proche l’est également. L’héritabilité est estimée à 70 – 80 %, ce qui en fait l’un des troubles neurodéveloppementaux les plus héréditaires [10].

III. Signes et symptômes du TDAH chez l’adulte

Chez l’adulte, le TDAH se manifeste principalement par des difficultés persistantes d’attention et de concentration, notamment lors de tâches longues, répétitives ou peu stimulantes. Les personnes concernées décrivent une tendance à la procrastination, une mauvaise estimation du temps et des difficultés à s’organiser au quotidien, malgré de réels efforts [11].

Les troubles du sommeil sont fréquents : endormissement tardif, sommeil non réparateur, réveils difficiles, entraînant une fatigue chronique. Ces troubles sont liés à une dérégulation des rythmes biologiques et de l’attention [12, 13].

Les problèmes de mémoire de travail sont également caractéristiques : oublis de rendez-vous, de tâches ou d’objets du quotidien, sans lien avec une pathologie neurodégénérative [14].

L’impulsivité peut persister à l’âge adulte, sous forme de décisions rapides, d’interruptions fréquentes ou de réactions émotionnelles intenses. Une hypersensibilité aux stimulations externes (bruits ambiants, bruits de bouche, agitation visuelle) est souvent rapportée, traduisant une difficulté à filtrer les informations sensorielles [15].

IV. Impact du TDAH sur la vie quotidienne d’un adulte

Chez l’adulte, le TDAH a un impact fonctionnel significatif sur la vie scolaire et professionnelle. Les difficultés d’attention, d’organisation et de gestion du temps favorisent la procrastination, l’absentéisme et parfois un refus ou un épuisement face au travail, indépendamment du niveau intellectuel. De grandes études épidémiologiques montrent une association avec une instabilité professionnelle et un risque accru de sous-emploi [16].

Sur le plan relationnel, l’impulsivité émotionnelle, l’inattention et la difficulté à réguler les émotions peuvent fragiliser les relations amoureuses, augmentant le risque de conflits répétés ou de relations déséquilibrées [17].

💡 Bon à savoir : le TDAH peut être reconnu comme un handicap invisible lorsque les retentissements fonctionnels sont importants, ouvrant droit à des aménagements professionnels (outils de gestion du temps, espace de travail personnalisé ou encore des pauses régulières) selon la législation nationale et l’évaluation médicale.

V. Diagnostic du TDAH chez l’adulte

1. Quand consulter et comment se faire diagnostiquer

Un docteur tient en main des radiographies ou IRM d'un cerveau.

Un diagnostic de TDAH chez l’adulte doit être envisagé lorsque des symptômes persistants d’inattention, d’impulsivité ou de désorganisation entraînent un retentissement significatif sur la vie professionnelle, sociale ou familiale. 

Les recommandations internationales précisent que l’évaluation doit être réalisée par un psychiatre ou un médecin spécialisé, avec une expertise du TDAH adulte. Le diagnostic repose sur des critères cliniques définis par le DSM-5-TR, incluant la présence de symptômes depuis l’enfance, même s’ils ont été partiellement compensés à l’âge adulte [18].

2. Tests et bilans utilisés

Le diagnostic est clinique, appuyé par des outils standardisés : questionnaires validés (ASRS-v1.1, DIVA-5), entretiens cliniques approfondis et recueil de l’histoire développementale. Les examens d’imagerie cérébrale (IRM) ne permettent pas de diagnostiquer le TDAH en routine. Ils sont utilisés uniquement en recherche ou pour exclure une autre pathologie neurologique [19].

💡 Bon à savoir : le TDAH partage des symptômes avec la dépression, les troubles anxieux et les troubles du spectre de l’autisme (TSA, syndrome d’Asperger). Une évaluation différentielle est indispensable, car ces troubles peuvent coexister ou mimer un TDAH. Seule une analyse clinique globale permet d’éviter les erreurs diagnostiques [20].

VI. Traitement médicamenteux et gestion du TDAH adulte

Le traitement médicamenteux constitue l’approche de première intention chez l’adulte lorsque le TDAH entraîne un retentissement fonctionnel significatif. Les médicaments stimulants, principalement le méthylphénidate et les amphétamines, sont les plus étudiés et les plus efficaces. Ils agissent en augmentant la disponibilité de la dopamine et de la noradrénaline dans le cortex préfrontal, améliorant l’attention, le contrôle inhibiteur et la régulation émotionnelle. 

Les méta-analyses montrent une réduction significative des symptômes chez environ 60 à 70 % des adultes traités [9, 21].

Les traitements non stimulants, comme l’atomoxétine, la guanfacine ou la clonidine, sont proposés en cas de contre-indication, d’effets indésirables ou de comorbidités spécifiques. Leur efficacité est généralement plus modérée, mais cliniquement pertinente chez certains patients [22].

💡Important : avant d’en arriver à un traitement médicamenteux, les recommandations internationales soulignent l’intérêt de solutions non pharmacologiques : psychoéducation, adaptation de l’hygiène de vie et stratégies comportementales, qui peuvent suffire dans certains cas ou compléter efficacement un traitement médical.

VII. Approches naturelles et hygiène de vie

1. Alimentation et santé

Oméga-3 végétaux : noix, graines de lin et de chia.

Des recherches suggèrent qu’une alimentation équilibrée peut jouer un rôle de soutien dans la gestion des symptômes du TDAH. Toutefois, il existe quelques recommandations qui permettent de favoriser la production d’importants neurotransmetteurs comme par exemple, manger des protéines au petit-déjeuner [23].

En effet, pour soutenir le fonctionnement du cerveau et la production de neurotransmetteurs, privilégiez certains acides aminés et antioxydants dans votre alimentation. La tyrosine et la phénylalanine (présentes dans les noix, graines, fromages, viandes maigres, poissons et œufs) favorisent la production de dopamine et d’autres neurotransmetteurs essentiels. 

De plus, les antioxydants (présents dans les kiwis, fraises, framboises, agrumes, épinards, carottes, etc.) protègent ces neurotransmetteurs et contribuent à un cerveau plus résilient et performant.

Certaines données émergentes montrent que des régimes considérés comme sains (type Méditerranéen ou DASH) et des nutriments comme les oméga-3, le fer, le zinc, le magnésium ou les vitamines B et D peuvent avoir un effet adjuvant sur les symptômes d’attention et de comportement et sur le système nerveux [24].

Flacon de complément alimentaire multivitamines de la marque Anastore.

À l’inverse, des habitudes alimentaires malsaines (riches en sucres, graisses animales saturées et aliments transformés, pauvres en fruits, légumes et fibres) sont associées à un risque accru de ces troubles de santé mentale.

💜 Où trouver une formule multivitamines de qualité ? Voici un complément alimentaire multivitaminique qui permet de limiter les carences et de soutenir l’équilibre micronutritionnel global, un levier souvent clé chez les personnes concernées par le TDAH. Il apporte vitamines du groupe B, fer, magnésium, zinc, iode et vitamine D, des nutriments impliqués dans le fonctionnement normal du système nerveux, des fonctions psychologiques et de la réduction de la fatigue. 👉 Voir le produit.

2. Plantes et TDAH : quelles options naturelles pour l’adulte ?

Si aucune plante n’a été spécifiquement étudiée pour le TDAH à l’heure actuelle, dans des essais cliniques rigoureux, certaines ont montré des effets intéressants sur l’attention, la fatigue mentale ou l’humeur, qui peuvent soutenir le bien-être des adultes vivant avec un TDAH. Elles sont souvent utilisées comme compléments alimentaires, en association avec un suivi médical adapté.

Ginkgo biloba

Le ginkgo est une plante bien étudiée pour ses effets cognitifs dans des contextes variés. Certaines recherches montrent que l’extrait standardisé peut améliorer la vitesse d’attention et certains aspects de la mémoire, en particulier lorsqu’il est associé à d’autres extraits, suggérant un effet possible sur la vigilance mentale et la concentration [25]. 

Bacopa monnieri

Le bacopa est traditionnellement utilisé pour soutenir les fonctions cognitives. Une méta-analyse de plusieurs essais montre une amélioration de la vitesse d’attention et de certaines capacités cognitives après des prises prolongées, avec des effets favorables sur la concentration et la mémoire. Ces résultats sont exploratoires mais suggèrent un rôle de soutien possible [26]. 

Rhodiola rosea

Un flacon rempli de stigmates de safran sur une table en bois.

La rhodiola est classée parmi les plantes adaptogènes. Des essais suggèrent qu’elle peut améliorer la vigilance, l’attention et réduire la sensation de fatigue mentale. Lorsque la rhodiola est combinée avec le ginkgo, des améliorations supplémentaires de la mémoire à court terme et de la vigilance ont également été observées, ce qui peut être utile pour les tâches exigeantes [25].

Safran (Crocus sativus)

Le safran est étudié pour ses effets sur l’humeur et dans certains domaines cognitifs, notamment chez les personnes âgées ou avec une légère altération cognitive. Bien que les données ne portent pas spécifiquement sur le TDAH, elles indiquent une bonne tolérance et un potentiel pour soutenir l’humeur, un facteur important dans la gestion globale des symptômes cognitifs ou attentionnels [27].

Huperzia (Huperzia serrata)

L’huperzia est étudiée pour ses effets sur la mémoire et la fonction cognitive, grâce à l’alcaloïde huperzine A qui agit sur le neurotransmetteur acétylcholine. Bien que les recherches ne portent pas spécifiquement sur le TDAH, les données suggèrent une bonne tolérance et un potentiel pour soutenir la mémoire et la concentration, deux facteurs clés dans la gestion des difficultés attentionnelles et cognitives au quotidien [28].

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De nombreux compléments alimentaires combinent aujourd’hui ces extraits pour proposer une approche naturelle de soutien cognitif. Voici pour deux formulations très intéressantes car chacune se concentre sur un besoin et propose des ingrédients de qualité :

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Pourquoi choisir Pro Concentration ?

Sa composition répond précisément aux besoins de concentration :

  • Choline : nutriment essentiel pour la mémoire à court terme et l’attention ;
  • Bacopa et rhodiola : plantes adaptogènes qui soutiennent la concentration, l’énergie mentale et la gestion du stress ;
  • Levure de bière : riche en vitamines B pour un système nerveux en forme et réduction de la fatigue ;
  • Caféine naturelle : augmente la vigilance et l’acuité mentale.
Complément alimentaire pour le TDAH adulte de la marque Anastore. Spécialement conçu pour la mémoire.

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Pourquoi choisir Pro Mémoire ?

  • Ginkgo biloba : favorise la circulation cérébrale, la mémoire à court terme et la clarté mentale ;
  • Huperzia (huperzine A) : potentialise la concentration du neurotransmetteur acétylcholine, essentiel pour la mémoire et la cognition ;
  • Citicoline : soutient la structure des membranes neuronales et la fonction cognitive globale ;
  • Calcium : contribue à une neurotransmission normale et au bon fonctionnement cérébral ;
  • Zinc : protège les cellules contre le stress oxydatif et favorise la fonction cognitive.

3. Techniques de gestion du temps et organisation

Les recommandations cliniques et les revues scientifiques indiquent que la psychoéducation et les stratégies comportementales structurées sont des composantes utiles de la prise en charge du TDAH chez l’adulte. Une revue récente montre que des programmes de psychoéducation spécialement conçus pour les adultes présentant un TDAH sont acceptables et bien tolérés, et peuvent améliorer la compréhension du trouble ainsi que certains symptômes rapportés par les participants [29].

Par ailleurs, des données issues de la littérature sur les interventions psychosociales pour l’adulte avec TDAH soulignent que des approches structurées, incluant la formation à des compétences pratiques telles que l’organisation, la planification des tâches, l’utilisation de rappels et de routines, font partie des interventions psychosociales efficaces lorsque combinées à d’autres traitements [30]. Ces approches visent à compenser les difficultés d’exécution et à renforcer la gestion des activités quotidiennes.

Une psychologue discute avec une jeune femme sur un canapé.

4. Thérapie comportementale et soutien psychologique

Des méta‑analyses récentes montrent également que les thérapies comportementales et cognitives (CBT) peuvent produire des effets bénéfiques sur les symptômes du TDAH et sur les difficultés associées (anxiété, dépression). Ces bienfaits résultent en partie grâce à l’apprentissage de stratégies pratiques de régulation des comportements et de gestion du temps [31].

5. Activité physique et balades en pleine nature

L’activité physique régulière est associée à des améliorations de l’humeur, de l’énergie et parfois de la vigilance générale, bien que l’effet direct sur les symptômes centraux du TDAH chez l’adulte soit encore en cours d’étude. Les routines d’exercice, notamment les balades en pleine nature, peuvent également favoriser la régulation du rythme veille-sommeil, réduire le stress et soutenir le bien-être global [32, 33].

Conclusion

Le TDAH chez l’adulte se manifeste par des difficultés d’attention, impulsivité, procrastination, troubles du sommeil et fatigue, pouvant impacter la vie professionnelle, sociale et affective. Reconnaître ces symptômes est essentiel pour consulter un spécialiste et obtenir un diagnostic précis, condition indispensable à un traitement adapté, qu’il soit médicamenteux ou basé sur des stratégies comportementales et naturelles.

Prendre en main son quotidien avec le TDAH implique également de valoriser ses forces et d’adopter des routines efficaces pour mieux gérer le temps et réduire le stress. Pour accompagner ces démarches, découvrez notre Routine matinale bien-être de 15 minutes pour réduire le stress (parents & enfants), conçue pour instaurer calme et organisation dès le réveil.

FAQ : Foire aux Questions

Un TDAH a-t-il pu passer inaperçu pendant l’enfance ?

Oui. Chez certains enfants, les symptômes peuvent être subtils ou masqués par de bonnes stratégies d’adaptation. L’inattention peut passer inaperçue à l’école, et l’hyperactivité peut être moins visible chez les filles ou chez les enfants calmes mais très distraits. Des études estiment que 30 à 50 % des adultes avec TDAH n’ont pas été diagnostiqués enfants [21].

Quels sont les symptômes qui doivent vous alerter à l’âge adulte ?

Chez l’adulte, le TDAH peut se manifester par :

  • Difficultés à rester concentré ou à terminer ses tâches ;
  • Procrastination et mauvaise gestion du temps ;
  • Impulsivité dans les décisions ou les dépenses ;
  • Fatigue persistante ou troubles du sommeil ;
  • Difficultés relationnelles et conflits fréquents ;
  • Oublis fréquents ou désorganisation dans la vie quotidienne.

J’ai une suspicion, dois-je me faire diagnostiquer ?

Oui, si ces symptômes perturbent votre vie quotidienne, professionnelle ou sociale. Le diagnostic doit être réalisé par un psychiatre ou un neurologue spécialisé, via des entretiens cliniques et parfois des questionnaires standardisés. Même si les symptômes sont modérés, un suivi peut aider à mieux gérer son quotidien et à accéder à des solutions adaptées.

Toutefois, si votre vie n’est pas réellement impactée par les symptômes du TDAH et que votre quotidien vous n’en est pas compliqué, vous n’êtes pas obligé de procéder au diagnostic.

Qu’est-ce que l’ALD et comment l’obtenir ?

L’ALD (Affection de Longue Durée) permet de bénéficier d’un remboursement à 100 % des soins liés à une maladie chronique. Le TDAH n’y figure pas officiellement, mais si vos difficultés impactent fortement votre santé, un médecin peut soumettre une demande pour bénéficier de certains remboursements. La demande passe par votre médecin traitant, neurologue ou psychiatre.

Qu’est-ce que la RQTH et comment l’obtenir ?

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé permet aux adultes avec TDAH de bénéficier de soutien pour l’emploi, d’aménagements du poste et d’accompagnement via CapEmploi. La demande se fait auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) avec un dossier détaillant vos difficultés et votre situation professionnelle.

Qu’est-ce que l’assistance sociale et comment l’obtenir ?

Tout citoyen peut solliciter un assistant social pour obtenir un accompagnement dans ses démarches administratives, financières ou personnelles. Les adultes avec TDAH peuvent y trouver une aide précieuse pour organiser leur vie quotidienne, accéder à des prestations et naviguer dans les dispositifs existants. Contactez votre mairie ou CAF pour prendre rendez-vous.

TDAH : quelle reconnaissance par la MDPH ?

Le TDAH peut être reconnu par la MDPH dans le cadre de la RQTH si les symptômes entraînent des difficultés significatives dans la vie professionnelle ou sociale. La reconnaissance dépend de l’impact réel du trouble sur votre quotidien.

TDAH : existe-t-il des aides financières ?

Oui. En France, il existe des aides financières possibles pour les personnes avec un TDAH, mais elles ne sont ni automatiques ni systématiques. L’accès dépend non pas du diagnostic seul, mais de l’impact fonctionnel du TDAH sur la vie quotidienne et professionnelle, évalué par la MDPH.

La principale aide est l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés), pouvant atteindre 1 033,32 € par mois en 2025 pour une personne sans ressources, sous conditions de taux d’incapacité et de restriction durable d’accès à l’emploi. D’autres dispositifs peuvent compléter : PCH (pour financer des aides humaines ou techniques), RQTH (aménagements professionnels), aides au logement ou prestations CAF. Chaque aide est distincte et nécessite une demande argumentée.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter votre CAF ou la MDPH.

Bibliographie

Voir les références scientifiques

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Marlène Barthelme

une photo de moi, Marlène, fondatrice du média Famtastique

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice