L’ortie, souvent surnommée ortie piquante, est une herbe sauvage comestible riche en vitamines, minéraux et composés actifs.
Dans cet article, nous explorerons tous ses bienfaits, de la santé des cheveux et de la peau à la circulation sanguine, en passant par ses propriétés anti-inflammatoires et diurétiques. Nous verrons également comment la consommer en tisane, soupe, gélule ou huile essentielle, son dosage, ses précautions et ses effets secondaires.
Découvrez comment intégrer cette plante millénaire dans votre quotidien pour profiter pleinement de ses vertus.
I. Qu’est-ce que l’ortie ?

L’ortie, ou Urtica dioica, également appelée grande ortie, est une plante sauvage comestible répandue en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Utilisée depuis l’Antiquité pour ses propriétés médicinales et alimentaires, elle servait à préparer des teintures, des tisanes et des remèdes traditionnels contre les douleurs et les carences nutritionnelles.
Surnommée « la plante qui pique », l’ortie possède sur ses feuilles et tiges des poils urticants contenant de l’acide formique, de l’histamine et d’autres composés qui provoquent picotements et rougeurs au contact de la peau [1].
Cette caractéristique unique protège la plante et lui vaut sa réputation.
Différentes espèces et leurs usages
Le genre Urtica regroupe plusieurs espèces herbacées de la famille des Urticaceae, toutes connues pour leurs poils urticants et leurs usages traditionnels. Parmi les plus connus, on peut citer Urtica dioica (grande ortie, l’ortie commune), Urtica urens (ortie brûlante, la petite ortie), Urtica pilulifera (ortie à petites fleurs) et Urtica membranacea [2-5]. Toutes ces espèces ont leur spécificités, que vous retrouverez à la fin de l’article, dans la Foire aux Questions.
II. Composition de l’ortie
L’ortie est une plante particulièrement riche en nutriments, minéraux et composés bioactifs [2]. Elle contient des vitamines telles que la vitamine C, des vitamines du groupe B, de la vitamine A et de la vitamine K, ainsi que des minéraux comme le fer, le calcium, le zinc, le potassium, le magnésium et la silice, qui contribuent à son profil nutritionnel intéressant pour la santé osseuse et métabolique [6].
Les molécules actives incluent une large palette de flavonoïdes (notamment la quercétine, la kaempférol et le rutinoside), des acides phénoliques (acide chlorogénique, caféique), ainsi que des caroténoïdes et pigments comme la chlorophylle, qui participent à ses propriétés antioxydantes et anti‑inflammatoires [7].
La composition varie selon la partie de la plante [8] :
- Feuilles : riches en vitamines, flavonoïdes, acides phénoliques et minéraux, ce qui les rend intéressantes pour des tisanes, soupes ou compléments ;
- Racines : contiennent des lignanes, stérols et polysaccharides distincts, avec des profils d’activité différents des feuilles ;
- Fleurs et graines : moins étudiées mais aussi porteuses de composés bioactifs variés.
L’ensemble de ces composants explique la polyvalence nutritionnelle et les nombreux effets biologiques de l’ortie.
💜 Où trouver une racine d’ortie BIO de qualité ? Cette racine d’ortie BIO est issue d’une récolte manuelle certifiée agriculture biologique et d’une extraction aqueuse douce, sans solvants. Ultra-concentrée (extrait 4:1) et full-spectrum, elle préserve l’ensemble des composés naturellement présents dans la racine. Gélules végétales, formule clean, haute stabilité et qualité contrôlée : une solution idéale pour bénéficier des propriétés de la racine d’ortie dans le respect de la plante et de l’environnement. 👉 Voir le produit.
III. Bienfaits de l’ortie
1. Santé des cheveux et de la peau

L’ortie contient des minéraux essentiels, tels que zinc, fer et silice, qui jouent un rôle clé dans la santé des cheveux et de la peau. Ces minéraux sont impliqués dans la synthèse du collagène, la réparation tissulaire et le métabolisme cellulaire, nécessaires à la croissance des cheveux et au maintien d’une peau saine [6].
Sur le plan antioxydant, les extraits d’ortie sont riches en flavonoïdes et acides phénoliques qui neutralisent les radicaux libres responsables du stress oxydatif, un facteur contribuant au vieillissement cutané [9]. On observe également que son application peut protéger les cellules cutanées contre les dommages oxydatifs, ce qui pourrait aider à améliorer la qualité de la peau dans les contextes de stress environnemental [9].
Enfin, les traditions populaires attribuent à l’ortie une action séborégulatrice sur le cuir chevelu gras et une capacité à renforcer les follicules capillaires, bien que ces effets nécessitent davantage d’études cliniques. Des publications indiquent que ses extraits pourraient être combinés à d’autres agents naturels pour soutenir la repousse capillaire et réduire la chute des cheveux [10].
2. Santé articulaire et musculaire
Les extraits d’ortie sont largement étudiés pour leurs actions anti‑inflammatoires et antalgiques dans les troubles ostéo‑articulaires. La recherche montre que les composés présents dans les feuilles d’ortie modulent la libération de cytokines pro‑inflammatoires (comme TNF‑α et IL‑6) et inhibent certaines enzymes pro‑inflammatoires, ce qui explique partiellement leurs effets contre la douleur et l’inflammation [11].
Chez l’humain, plusieurs essais cliniques ont observé qu’une administration orale d’extrait sec de feuilles d’ortie peut diminuer les douleurs articulaires et améliorer la mobilité chez des patients souffrant d’arthrose ou de rhumatismes, y compris lorsque l’ortie est utilisée en complément d’anti‑inflammatoires non stéroïdiens [12, 13].
Ces effets sont particulièrement intéressants dans les douleurs musculo‑squelettiques liées à l’âge ou à l’usage répété des articulations.
3. Symptômes allergiques
L’ortie possède des composés qui exercent une activité anti‑histaminique et anti‑inflammatoire, ce qui peut contribuer à réduire certains symptômes allergiques. Des mécanismes moléculaires observés in vitro montrent que des extraits d’ortie peuvent inhiber des médiateurs impliqués dans les réactions allergiques telles que la rhinite saisonnière [14].
Quelques études cliniques suggèrent que la prise d’ortie pourrait ainsi atténuer les symptômes de la rhinite allergique, bien que les résultats varient selon les populations et les préparations utilisées [15].
4. Circulation sanguine et tension
L’ortie exerce également une influence sur la circulation sanguine. Certaines préparations traditionnelles montrent une capacité à favoriser la vasodilatation et à stimuler la libération d’oxyde nitrique (NO), un médiateur clé de la relaxation des vaisseaux sanguins, ce qui pourrait contribuer à améliorer la microcirculation et à réduire légèrement la pression artérielle [16, 17].
En phytothérapie européenne, les extraits aqueux de feuilles ont été étudiés pour leurs effets sur la fonction vasculaire et la production d’urine (effet diurétique), qui sont liés à une meilleure élimination des fluides et à un soutien indirect de la circulation [7].
5. Santé urinaire et de la prostate

L’ortie commune est traditionnellement reconnue pour ses effets diurétiques, c’est-à-dire qu’elle stimule la production d’urine et favorise l’élimination de l’eau et de certains déchets métaboliques par les reins. Cette action est surtout utile en cas de rétention d’eau légère, de sensation de jambes lourdes ou pour soutenir les fonctions d’élimination de l’organisme [6].
Par ailleurs, des travaux anciens ont validé l’usage de la feuille d’ortie comme traitement d’appoint chez les personnes souffrant d’infections urinaires basses, en complément d’approches antibactériennes et immunologiques. Ces observations ont également suscité un intérêt dans l’accompagnement des calculs urinaires, grâce à l’augmentation du débit urinaire et à la dilution des sels minéraux [18].
Historiquement, l’ortie était déjà utilisée dans l’Antiquité, comme stimulant urinaire et plante astringente dans les troubles liés aux calculs rénaux, ce qui concorde avec ses propriétés drainantes reconnues aujourd’hui [19].
Enfin, chez l’homme, la racine d’ortie a fait l’objet d’études cliniques dans le cadre de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), un trouble courant lié à l’âge. Un essai randomisé contrôlé a montré qu’un extrait de racine d’ortie peut atténuer les symptômes et certains marqueurs de stress oxydatif chez des patients atteints de HBP, sans effets secondaires significatifs [20].
💡 Bon à savoir : pour les troubles urinaires fonctionnels comme la vessie hyperactive, c’est l’ortie jaune (Lamium galeobdolon), une plante qui n’a rien à voir avec l’ortie commune, qui est traditionnellement recommandée. Elle ne possède pas d’effet diurétique marqué : son intérêt repose plutôt sur une action apaisante sur le système nerveux, ce qui peut aider à calmer l’hyperactivité vésicale.
L’ortie commune (Urtica dioica), quant à elle, reste une plante de choix pour favoriser l’élimination de l’eau et lutter contre sa rétention, mais pas pour calmer une vessie trop active.
6. Foie et digestion
L’ortie possède des propriétés antioxydantes et hépatoprotectrices qui peuvent soutenir la santé du foie et améliorer la digestion. Des extraits de graines et de feuilles montrent une réduction du stress oxydatif dans les tissus hépatiques, une régulation des activités enzymatiques antioxydantes (SOD, glutathion peroxydase) et une atténuation des dommages induits par des agents toxiques dans des modèles animaux [21].
La richesse en fibres et en composés bioactifs peut aussi participer à une amélioration du transit intestinal et à une lutte contre la constipation légère, contribuant à un meilleur confort digestif. Les effets dépuratifs traditionnels de l’ortie sont liés à cette combinaison d’actions antioxydantes et métaboliques.
7. Équilibre hormonal
La racine d’ortie contient des composés naturels, comme des lignanes et des stérols, qui peuvent influencer certaines hormones [22].
Chez l’homme, les extraits de racine d’ortie ont surtout été étudiés pour la santé prostatique et leurs interactions avec le métabolisme des androgènes. Ils peuvent réduire la SHBG, une protéine qui se lie à la testostérone, ce qui augmente la fraction de testostérone libre biologiquement active [23]. Certaines études suggèrent aussi une inhibition partielle de l’aromatase in vitro, l’enzyme qui convertit la testostérone en œstrogènes. Toutefois, chez l’humain, cette inhibition n’est ni constante ni suffisante pour bloquer totalement la production d’œstrogènes.
Ainsi, une augmentation globale des androgènes (testostérone, DHT) peut parfois s’accompagner d’une légère hausse des œstrogènes [23]. Ces effets semblent dépendre du type d’extrait et de la durée de prise.
Chez la femme, les preuves sont plus limitées, mais la racine d’ortie est traditionnellement utilisée pour soutenir l’équilibre hormonal dans les troubles bénins ou les variations physiologiques comme la ménopause. L’ortie agit donc comme un régulateur naturel, modulant doucement les hormones plutôt qu’en les stimulant de manière excessive.
8. Système immunitaire

L’ortie est riche en vitamines, minéraux et antioxydants qui contribuent à la fonction immunitaire. En améliorant le statut nutritionnel et en fournissant des composés antioxydants, la plante semblerait aider à défendre l’organisme contre le stress oxydatif et soutenir les défenses naturelles.
Toutefois, les essais cliniques spécifiques sur l’immunité restent encore peu nombreux comparés aux données précliniques [6, 24].
9. Reminéralisant et tonique général
Grâce à sa richesse en minéraux essentiels (fer, calcium, zinc) et en vitamines, l’ortie est considérée comme un reminéralisant naturel utile en cas d’anémie légère ou de fatigue durable [6]. Le fer contribue à la formation des globules rouges, le calcium soutient la santé osseuse, et la combinaison de nutriments peut aider à réduire l’asthénie et à favoriser une bonne vitalité générale.
10. Action contre la goutte
Une étude récente de pharmacologie intégrative suggère que certains composants bioactifs de l’ortie (comme le kaempférol et l’apigénine‑7‑O‑glucoside) peuvent viser des voies métaboliques impliquées dans l’excrétion d’acide urique et l’inflammation. Ces propriétés pourraient offrir une approche complémentaire dans la gestion de la goutte, en réduisant les niveaux d’acide urique et en modulant la réponse inflammatoire [25].
11. Action hémostatique et cicatrisation
Des données traditionnelles et certaines analyses chimiques montrent que l’ortie a été utilisée historiquement comme agent hémostatique et pour favoriser la cicatrisation des plaies, possiblement par des effets astringents liés aux tanins et par l’action du silicium sur les fibres conjonctives [26].
12. Réduit la glycémie
Des essais cliniques montrent que la consommation d’extraits d’ortie peut contribuer à une baisse de la glycémie chez des patients atteints de diabète de type 2.
Une méta‑analyse de plusieurs essais indique une réduction significative de la glycémie à jeun après supplémentation, avec une diminution moyenne de ~ 18 mg / dL comparée aux groupes contrôles [27].
D’autres essais cliniques montrent une baisse du glucose à jeun et de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) après plusieurs semaines d’extrait de feuilles d’ortie, suggérant un effet bénéfique sur le contrôle glycémique chez l’humain [28].
14. Effet détoxifiant
L’ortie est traditionnellement décrite comme une plante dépurative et détoxifiante, en lien avec son action diurétique et son influence sur les grands émonctoires.
Selon des travaux de synthèse, certaines approches considèrent que l’accumulation de composés acides dans l’organisme peut favoriser des inflammations chroniques, notamment cutanées ou articulaires. Dans ce contexte, l’ortie, par son profil alcalinisant, contribuerait à neutraliser ces acides et à faciliter leur élimination par l’urine. Son effet diurétique favorise en effet une excrétion plus rapide des déchets métaboliques [6].
Par ailleurs, l’ortie est également décrite comme un stimulant doux du système lymphatique, lequel travaille en synergie avec les reins pour l’élimination des déchets de l’organisme [6].
III. Où trouver de l’ortie de qualité ?
Toutes les formes d’ortie ne se valent pas, et la qualité dépend avant tout de la partie de la plante utilisée, de son origine et de son mode d’extraction. Pour des usages ciblés sur la sphère urinaire, hormonale masculine ou la chute de cheveux, ce sont les racines d’ortie (Urtica dioica, Urticae radix) qui sont les plus étudiées scientifiquement, et non les feuilles.
Une ortie de qualité doit provenir d’une culture biologique certifiée, sans pesticides ni traitements phytosanitaires, car la plante a une forte capacité d’absorption des éléments du sol.
Les extraits secs hautement concentrés et standardisés (par exemple 4:1) garantissent une teneur plus constante en principes actifs, critère essentiel pour son efficacité.
Enfin, la traçabilité et les certifications qualité (agriculture biologique, normes ISO, gélules végétales) sont des indicateurs fiables de sérieux. Les études cliniques publiées sur la racine d’ortie montrent en effet que seuls des extraits bien caractérisés permettent d’observer des effets mesurables sur les troubles urinaires, la régulation enzymatique de la 5-α-réductase ou certains paramètres cutanés.
Choisir une ortie de qualité, c’est donc privilégier la bonne espèce, la bonne partie de la plante et une extraction rigoureuse, en cohérence avec les données scientifiques disponibles.
💜 Où trouver une racine d’ortie BIO de qualité ? Cette racine d’ortie BIO est issue d’une récolte manuelle certifiée agriculture biologique et d’une extraction aqueuse douce, sans solvants. Ultra-concentrée (extrait 4:1) et full-spectrum, elle préserve l’ensemble des composés naturellement présents dans la racine. Gélules végétales, formule clean, haute stabilité et qualité contrôlée : une solution idéale pour bénéficier des propriétés de la racine d’ortie dans le respect de la plante et de l’environnement. 👉 Voir le produit.
IV. Comment consommer l’ortie ?
1. Tisane et infusion d’ortie
L’ortie est le plus souvent consommée sous forme d’infusion à partir de feuilles séchées (parfois de fleurs). Cette forme est simple, économique et bien tolérée.
- Préparation : 1 à 2 cuillères à café de feuilles séchées pour 250 ml d’eau frémissante, infusion 10 minutes, puis filtration ;
- Dosage usuel : 2 à 3 tasses par jour, en cure de quelques semaines.
Cette forme est surtout utilisée pour ses effets drainants et digestifs.
2. Soupe d’ortie et cuisine
L’ortie est une plante comestible très nutritive lorsqu’elle est jeune. Les feuilles fraîches ou séchées peuvent être intégrées à des soupes, pestos, omelettes ou purées.
💡 Astuce anti-piqûre : le pouvoir urticant disparaît totalement après cuisson, séchage ou mixage. Porter des gants lors de la cueillette, puis laver et blanchir rapidement les feuilles suffit à neutraliser les poils urticants.
3. Compléments alimentaires
L’ortie existe en gélules, poudres ou extraits standardisés, à base de feuilles ou de racines selon l’objectif recherché (vitalité, articulation, prostate, cheveux). Les extraits standardisés permettent un apport plus constant en principes actifs.
💊 Pour un extrait concentré d’ortie (feuille ou racine), les dosages utilisés dans les études et en phytothérapie se situent généralement entre 300 et 600 mg par jour, en une ou deux prises, de préférence au cours des repas.
4. Autres formes
L’ortie est aussi proposée en gel, pommade ou lotion, pour un usage externe (peau, jambes lourdes, cuir chevelu). Elle peut également être associée à d’autres plantes en infusions combinées, selon les besoins ciblés.
👉 À noter : il n’existe pas d’huile essentielle d’ortie au sens strict. On trouve en revanche des macérats huileux d’ortie, utilisés en application cutanée ou capillaire, notamment pour le cuir chevelu.
V. Effets secondaires et méfaits de l’ortie
1. Réactions cutanées possibles (piqûres, urticaire)
Au contact direct de la plante fraîche, les poils urticants de l’ortie peuvent provoquer des picotements, rougeurs et parfois une réaction de type urticaire. Ces effets sont liés à la libération locale d’histamine, d’acide formique et d’acétylcholine. Ils disparaissent généralement rapidement et ne concernent pas les formes séchées, cuites ou transformées (tisanes, gélules).
2. Troubles digestifs en cas de surdosage
À fortes doses, notamment sous forme d’extraits concentrés, l’ortie peut entraîner des troubles digestifs légers : ballonnements, diarrhées ou douleurs abdominales. Ces effets sont peu fréquents et le plus souvent réversibles à l’arrêt ou à la réduction des doses. Ils ont été rapportés dans des études cliniques et des revues de pharmacovigilance [29].

3. Contre-indications : grossesse, allaitement, insuffisance rénale ou hépatique
Par principe de précaution, l’usage de compléments à base d’ortie est déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, en raison du manque de données cliniques suffisantes. Chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique, son effet diurétique peut être inadapté et nécessite un avis médical.
4. Interactions médicamenteuses possibles
L’ortie peut potentialiser l’effet des diurétiques, des antihypertenseurs ou interférer avec certains traitements hormonaux (notamment via la racine). Une vigilance est recommandée en cas de traitement chronique, avec avis d’un professionnel de santé.
VI. Associations avec d’autres plantes ou molécules
1. Ortie et cranberries (canneberge)
Les canneberges (cranberry) sont reconnues pour leurs propriétés anti-adhésives sur les bactéries uropathogènes, en particulier Escherichia coli. Leurs proanthocyanidines de type A empêchent ces bactéries de se fixer aux parois urinaires, ce qui peut réduire le risque de récidive d’infections urinaires [30].
L’ortie, quant à elle, est traditionnellement utilisée pour son effet diurétique léger, favorisant l’augmentation du flux urinaire et l’élimination mécanique des germes.
Même si peu d’études cliniques évaluent directement leur association, leurs mécanismes d’action distincts et complémentaires suggèrent qu’une utilisation conjointe pourrait être pertinente pour limiter le risque d’infections urinaires récidivantes.
2. Ortie et sabal palmetto (Serenoa repens)
L’association ortie et saw ou sabal palmetto (Serenoa repens) est bien documentée dans le confort urinaire masculin. Les extraits de racine d’ortie et de saw palmetto agissent sur des mécanismes complémentaires impliqués dans l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), notamment la modulation hormonale et l’inflammation.
Des études cliniques montrent une amélioration des symptômes urinaires (débit, fréquence nocturne) comparable à certains traitements de référence [26].
3. Ortie et fenugrec

Le fénugrec est étudié pour ses effets métaboliques et hormonaux, tandis que l’ortie (notamment la racine) peut interagir avec certaines voies hormonales [31, 32]. Leur association est explorée dans des contextes de vitalité générale, d’équilibre métabolique et de soutien hormonal, bien que les données cliniques combinées restent limitées. Les effets reposent surtout sur des mécanismes complémentaires observés séparément.
4. Ortie et magnésium
L’ortie étant naturellement riche en minéraux, son association avec le magnésium vise à renforcer les effets reminéralisants, neuromusculaires et anti-fatigue. Le magnésium soutient la relaxation musculaire et nerveuse, tandis que l’ortie favorise l’apport et l’élimination des déchets métaboliques [33]. Cette combinaison est cohérente sur le plan nutritionnel, bien documentée en usage traditionnel.
5. Ortie et vitamine K
Les feuilles d’ortie contiennent naturellement de la vitamine K, impliquée dans la coagulation sanguine et la santé osseuse. Une association avec la vitamine K peut soutenir la reminéralisation et la solidité osseuse, mais elle nécessite une vigilance chez les personnes sous anticoagulants, en raison d’un risque d’interaction médicamenteuse documenté dans la littérature scientifique [34, 35].
Conclusion
Plante sauvage comestible et riche sur le plan nutritionnel, l’ortie se distingue par la diversité de ses usages et de ses bienfaits documentés : soutien articulaire et urinaire, action reminéralisante, contribution à la santé de la peau et des cheveux, aide digestive et drainage de l’organisme.
Feuilles, racines ou fleurs, chaque partie de la plante trouve sa place selon les besoins. Facile à intégrer au quotidien, l’ortie peut se consommer en tisane, en soupe, en cuisine ou sous forme de gélules.
Pour aller plus loin dans l’équilibre global du corps et de l’esprit, découvrez aussi notre article dédié à l’ashwagandha, alliée d’un esprit sain dans un corps performant.
FAQ : Foire aux Questions
Ortie noire, rouge, blanche et jaune
Qu’est-ce que l’ortie noire et à quoi sert-elle ?
L’ortie noire n’est pas une plante différente de l’ortie commune (Urtica dioica). Ce terme est utilisé par certains vendeurs pour désigner leurs produits à base d’ortie et n’a aucune base scientifique spécifique. Il n’existe aucune mention d’ortie noire dans les bases de données scientifiques comme PubMed, et aucune étude ne la distingue de l’ortie classique.
Qu’est-ce que l’ortie rouge et quels sont ses bienfaits ?
L’ortie rouge correspond en réalité au Lamier pourpre (Lamium purpureum var. purpureum), une plante de la famille des Lamiacées et non une véritable ortie (Urticacées). Elle est utilisée traditionnellement pour ses propriétés antioxydantes et digestives, mais les données scientifiques disponibles restent limitées, avec peu d’études PubMed sur ses effets spécifiques chez l’humain.
Qu’est-ce que l’ortie blanche et dans quels cas l’utiliser ?
Le lamier blanc (Lamium album) est parfois appelé “ortie blanche” mais appartient également à la famille des Lamiacées, et non des Urticacées. Il est traditionnellement utilisé pour ses propriétés diurétiques et anti-inflammatoires, mais les preuves cliniques restent limitées et PubMed ne recense que peu d’études sur son usage chez l’humain.
Qu’est-ce que l’ortie jaune et quelles propriétés lui sont attribuées ?
Le lamier jaune (Lamium galeobdolon), appelé parfois “ortie jaune”, est une plante de la famille des Lamiacées. Traditionnellement associé à divers usages populaires, y compris parfois des troubles urinaires dans certaines sources non scientifiques.
Qualité d’ortie
L’ortie conserve-t-elle sa teneur en minéraux après séchage ou transformation en extrait ?
La teneur en minéraux change avec les procédés de transformation, mais l’ortie reste globalement une source de minéraux après séchage ou traitement, même si l’extraction ne capture pas nécessairement l’intégralité des minéraux. C’est également pour cela qu’il est important de favoriser des produits de qualité qui conservent le plus de nutriments possibles.
Existe-t-il une différence nutritionnelle entre l’ortie feuille et l’ortie racine selon l’usage recherche ?
Oui, il existe une différence de composition chimique entre feuilles et racines. Des analyses montrent que [8] :
- Les feuilles contiennent davantage de fibres, caroténoïdes, protéines, et certains polyphénols.
- Les racines contiennent une proportion différente de fibres et d’acides gras, ainsi que certains composés phénoliques distincts.
- En termes de minéraux totaux, feuilles et racines ont une teneur globale très proche, même si des différences dans les profils spécifiques peuvent exister.
Durées de cure et interactions
Peut-on utiliser l’ortie sur de longues périodes ?
Oui, des essais cliniques avec ortie (Urtica dioica) ont examiné l’usage à long terme jusqu’à 96 semaines (≈ 22 mois), principalement dans le contexte de symptômes urinaires dus à l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Pour d’autres indications comme l’inflammation, le diabète ou les troubles du sommeil, les durées étudiées vont typiquement de 8 à 12 semaines.
Espèces d’orties
Le genre Urtica regroupe plusieurs espèces herbacées de la famille des Urticaceae, toutes connues pour leurs poils urticants et leurs usages traditionnels :
- Urtica dioica (grande ortie / ortie commune) : ses feuilles sont riches en minéraux comme le fer, le calcium et le zinc, ainsi qu’en vitamines A, C et K. Elle contient des flavonoïdes et des composés phénoliques aux effets antioxydants et anti-inflammatoires documentés. Elle est utilisée pour ses propriétés reminéralisantes, pour soutenir la santé des cheveux, de la peau et des articulations [2].
- Urtica urens (ortie brûlante / petite ortie) : plus petite que la grande ortie, elle possède des poils urticants plus agressifs qui provoquent de vives démangeaisons au contact. Elle contient un profil phénolique et flavonoïde légèrement différent, ce qui influence ses propriétés biologiques. Traditionnellement, elle est utilisée en phytothérapie pour ses effets diurétiques et dépuratifs. Ses feuilles peuvent être consommées en tisane ou en soupe après cuisson [3].
- Urtica pilulifera (ortie à petites fleurs) : cette espèce méditerranéenne se distingue par ses petites fleurs regroupées en capsules. Elle a été étudiée pour ses composés bioactifs, notamment les flavonoïdes et les acides phénoliques. Ses effets antioxydants et anti-inflammatoires sont similaires à ceux de la grande ortie. Elle est utilisée traditionnellement pour soutenir la circulation sanguine et les fonctions digestives [4].
- Urtica membranacea : présente surtout dans les zones méditerranéennes et semi-arides, elle possède des feuilles plus fines et des tiges légèrement translucides. Ses extraits montrent des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires intéressantes pour la peau et le système circulatoire. Elle est utilisée traditionnellement comme remède contre les troubles digestifs et pour ses effets diurétiques. Les parties aériennes peuvent être séchées pour des infusions ou compléments alimentaires [5].
Bibliographie
Voir les références scientifiques
- Moula N, Sadoudi A, Touazi L, Leroy P, Geda F. Effects of stinging nettle (Urtica dioica) powder on laying performance, egg quality, and serum biochemical parameters of Japanese quails. Anim Nutr. 2019 Dec;5(4):410-415. doi: 10.1016/j.aninu.2019.05.002. Epub 2019 Jun 1. PMID: 31890919; PMCID: PMC6920391.
- Fayza K, Malika B, Meriem F, Moussa B, Djilali B, Amel B. LC-MS/MS analysis, antimicrobial and antioxidant potential of phenolic extracts derived from Urtica dioica leaves and roots. Pak J Pharm Sci. 2025 Sep-Oct;38(5):1528-1538. doi: 10.36721/PJPS.2025.38.5.REG.13072.1. PMID: 40996168.
- Mzid M, Ben Khedir S, Ben Salem M, Regaieg W, Rebai T. Antioxidant and antimicrobial activities of ethanol and aqueous extracts from Urtica urens. Pharm Biol. 2017 Dec;55(1):775-781. doi: 10.1080/13880209.2016.1275025. PMID: 28084125; PMCID: PMC6130501.
- Bouhenni H, Doukani K, Danilović B, Zvezdanović J, Cvetković D, Islam F, Sweilam SH, Othman GA, Emran TB. Comprehensive study of Algerian nettles: Phenolic content and multifunctional activities of Urtica pilulifera and Urtica urens. Animal Model Exp Med. 2025 Oct;8(10):1794-1812. doi: 10.1002/ame2.70084. Epub 2025 Nov 12. PMID: 41220369; PMCID: PMC12660493.
- Carvalho AR, Costa G, Figueirinha A, Liberal J, Prior JAV, Lopes MC, Cruz MT, Batista MT. Urtica spp.: Phenolic composition, safety, antioxidant and anti-inflammatory activities. Food Res Int. 2017 Sep;99(Pt 1):485-494. doi: 10.1016/j.foodres.2017.06.008. Epub 2017 Jun 3. PMID: 28784509.
- Bhusal KK, Magar SK, Thapa R, Lamsal A, Bhandari S, Maharjan R, Shrestha S, Shrestha J. Nutritional and pharmacological importance of stinging nettle (Urtica dioica L.): A review. Heliyon. 2022 Jun 22;8(6):e09717. doi: 10.1016/j.heliyon.2022.e09717. PMID: 35800714; PMCID: PMC9253158.
- Devkota HP, Paudel KR, Khanal S, Baral A, Panth N, Adhikari-Devkota A, Jha NK, Das N, Singh SK, Chellappan DK, Dua K, Hansbro PM. Stinging Nettle (Urtica dioica L.): Nutritional Composition, Bioactive Compounds, and Food Functional Properties. Molecules. 2022 Aug 16;27(16):5219. doi: 10.3390/molecules27165219. PMID: 36014458; PMCID: PMC9413031.
- Tarasevičienė Ž, Vitkauskaitė M, Paulauskienė A, Černiauskienė J. Wild Stinging Nettle (Urtica dioica L.) Leaves and Roots Chemical Composition and Phenols Extraction. Plants (Basel). 2023 Jan 9;12(2):309. doi: 10.3390/plants12020309. PMID: 36679022; PMCID: PMC9864842.
- Skalska-Kamińska A, Wójciak W, Żuk M, Paduch R, Wójciak M. Protective Effect of Urtica dioica Extract against Oxidative Stress in Human Skin Fibroblasts. Life (Basel). 2023 Nov 9;13(11):2182. doi: 10.3390/life13112182. PMID: 38004322; PMCID: PMC10672499.
- Kregiel D, Pawlikowska E, Antolak H. Urtica spp.: Ordinary Plants with Extraordinary Properties. Molecules. 2018 Jul 9;23(7):1664. doi: 10.3390/molecules23071664. PMID: 29987208; PMCID: PMC6100552.
- Johnson TA, Sohn J, Inman WD, Bjeldanes LF, Rayburn K. Lipophilic stinging nettle extracts possess potent anti-inflammatory activity, are not cytotoxic and may be superior to traditional tinctures for treating inflammatory disorders. Phytomedicine. 2013 Jan 15;20(2):143-7. doi: 10.1016/j.phymed.2012.09.016. Epub 2012 Oct 23. PMID: 23092723; PMCID: PMC3529973.
- Randall C, Randall H, Dobbs F, Hutton C, Sanders H. Randomized controlled trial of nettle sting for treatment of base-of-thumb pain. J R Soc Med. 2000 Jun;93(6):305-9. doi: 10.1177/014107680009300607. PMID: 10911825; PMCID: PMC1298033.
- Semwal P, Rauf A, Olatunde A, Singh P, Zaky MY, Islam MM, Khalil AA, Aljohani ASM, Al Abdulmonem W, Ribaudo G. The medicinal chemistry of Urtica dioica L.: from preliminary evidence to clinical studies supporting its neuroprotective activity. Nat Prod Bioprospect. 2023 May 12;13(1):16. doi: 10.1007/s13659-023-00380-5. PMID: 37171512; PMCID: PMC10176313.
- Roschek B Jr, Fink RC, McMichael M, Alberte RS. Nettle extract (Urtica dioica) affects key receptors and enzymes associated with allergic rhinitis. Phytother Res. 2009 Jul;23(7):920-6. doi: 10.1002/ptr.2763. PMID: 19140159.
- Bakhshaee M, Mohammad Pour AH, Esmaeili M, Jabbari Azad F, Alipour Talesh G, Salehi M, Noorollahian Mohajer M. Efficacy of Supportive Therapy of Allergic Rhinitis by Stinging Nettle (Urtica dioica) root extract: a Randomized, Double-Blind, Placebo- Controlled, Clinical Trial. Iran J Pharm Res. 2017 Winter;16(Suppl):112-118. PMID: 29844782; PMCID: PMC5963652.
- Samakar B, Mehri S, Hosseinzadeh H. A review of the effects of Urtica dioica (nettle) in metabolic syndrome. Iran J Basic Med Sci. 2022 May;25(5):543-553. doi: 10.22038/IJBMS.2022.58892.13079. PMID: 35911652; PMCID: PMC9282742.
- Jin RC, Loscalzo J. Vascular Nitric Oxide: Formation and Function. J Blood Med. 2010 Aug 1;2010(1):147-162. doi: 10.2147/JBM.S7000. PMID: 21572574; PMCID: PMC3092409.
- Baraibar CP, Broncano FJ, Lazaro-Carrasco MJ, et al. (1983) Acute and chronictoxicitystudies on Nettle (Urtica dioica L.). An Bromatol 35:99–103
- Pourahmadi, Mohammad & Karimi, Hojjatollah & Maryam, Bagheri & Sotoodeh jahromi, Abdolreza. (2014). The Effect Of Hydro-alcoholic Extract of Urtica dioica Root on Testes In Adult Rats. Life Science Journal. 1111.
- Asieh Khalafi-Kheydani, Hosein Mahmoodi, Zohreh Sadat, Ismail Azizi-Fini, The effect of nettle root extract on urinary problems in older men with benign prostatic hyperplasia: A randomized clinical trial, Journal of Herbal Medicine, Volume 34, 2022, 100568, ISSN 2210-8033, https://doi.org/10.1016/j.hermed.2022.100568.
- Muceniece R, Revina BL, Kviesis J, Jansons A, Kopiks K, Jekabsons K, Saleniece K, Namniece J, Grigale-Sorocina Z, Jansone B. Nettle Leaf Water Extracts for Hepatoprotection: Insights into Bioactivity and Mitochondrial Function. Plants (Basel). 2025 Mar 21;14(7):992. doi: 10.3390/plants14070992. PMID: 40219059; PMCID: PMC11990370.
- Martz F, Kankaanpää S. Stinging Nettle (Urtica dioica) Roots: The Power Underground-A Review. Plants (Basel). 2025 Jan 19;14(2):279. doi: 10.3390/plants14020279. PMID: 39861633; PMCID: PMC11768490.
- Chrubasik JE, Roufogalis BD, Wagner H, Chrubasik S. A comprehensive review on the stinging nettle effect and efficacy profiles. Part II: urticae radix. Phytomedicine. 2007 Aug;14(7-8):568-79. doi: 10.1016/j.phymed.2007.03.014. Epub 2007 May 16. PMID: 17509841.
- Wójciak M, Paduch R, Drozdowski P, Wójciak W, Żuk M, Płachno BJ, Sowa I. Antioxidant and Anti-Inflammatory Effects of Nettle Polyphenolic Extract: Impact on Human Colon Cells and Cytotoxicity Against Colorectal Adenocarcinoma. Molecules. 2024 Oct 22;29(21):5000. doi: 10.3390/molecules29215000. PMID: 39519642; PMCID: PMC11547774.
- Qasmi M, Fareed MM, Ali H, Khan Z, Shityakov S. Integrative multi-target analysis of Urtica dioica for gout arthritis treatment: a network pharmacology and clustering approach. In Silico Pharmacol. 2024 Sep 28;12(2):88. doi: 10.1007/s40203-024-00254-9. PMID: 39351010; PMCID: PMC11438756.
- Kregiel D, Pawlikowska E, Antolak H. Urtica spp.: Ordinary Plants with Extraordinary Properties. Molecules. 2018 Jul 9;23(7):1664. doi: 10.3390/molecules23071664. PMID: 29987208; PMCID: PMC6100552.
- Ziaei R, Foshati S, Hadi A, Kermani MAH, Ghavami A, Clark CCT, Tarrahi MJ. The effect of nettle (Urtica dioica) supplementation on the glycemic control of patients with type 2 diabetes mellitus: A systematic review and meta-analysis. Phytother Res. 2020 Feb;34(2):282-294. doi: 10.1002/ptr.6535. Epub 2019 Dec 4. PMID: 31802554.
- Kianbakht S, Khalighi-Sigaroodi F, Dabaghian FH. Improved glycemic control in patients with advanced type 2 diabetes mellitus taking Urtica dioica leaf extract: a randomized double-blind placebo-controlled clinical trial. Clin Lab. 2013;59(9-10):1071-6. doi: 10.7754/clin.lab.2012.121019. PMID: 24273930.
- LiverTox: Clinical and Research Information on Drug-Induced Liver Injury [Internet]. Bethesda (MD): National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases; 2012-. Stinging Nettle. [Updated 2023 Mar 3].
- Howell AB, Vorsa N, Der Marderosian A, Foo LY. Inhibition of the adherence of P-fimbriated Escherichia coli to uroepithelial-cell surfaces by proanthocyanidin extracts from cranberries. N Engl J Med. 1998 Oct 8;339(15):1085-6. doi: 10.1056/NEJM199810083391516. Erratum in: N Engl J Med 1998 Nov 5;339(19):1408. PMID: 9767006.
- Fakhr L, Chehregosha F, Zarezadeh M, Chaboksafar M, Tarighat-Esfanjani A. Effects of fenugreek supplementation on the components of metabolic syndrome: A systematic review and dose-response meta-analysis of randomized clinical trials. Pharmacol Res. 2023 Jan;187:106594. doi: 10.1016/j.phrs.2022.106594. Epub 2022 Dec 5. PMID: 36470549.
- Khanna A, John F, Das S, Thomas J, Rao J, Maliakel B, Im K. Efficacy of a novel extract of fenugreek seeds in alleviating vasomotor symptoms and depression in perimenopausal women: A randomized, double-blinded, placebo-controlled study. J Food Biochem. 2020 Dec;44(12):e13507. doi: 10.1111/jfbc.13507. Epub 2020 Oct 6. PMID: 33025616.
- Fatima G, Dzupina A, B Alhmadi H, Magomedova A, Siddiqui Z, Mehdi A, Hadi N. Magnesium Matters: A Comprehensive Review of Its Vital Role in Health and Diseases. Cureus. 2024 Oct 13;16(10):e71392. doi: 10.7759/cureus.71392. PMID: 39539878; PMCID: PMC11557730.
- Weber P. Vitamin K and bone health. Nutrition. 2001 Oct;17(10):880-7. doi: 10.1016/s0899-9007(01)00709-2. Erratum in: Nutrition 2001 Nov-Dec;17(11-12):1024. PMID: 11684396.
- Lurie Y, Loebstein R, Kurnik D, Almog S, Halkin H. Warfarin and vitamin K intake in the era of pharmacogenetics. Br J Clin Pharmacol. 2010 Aug;70(2):164-70. doi: 10.1111/j.1365-2125.2010.03672.x. PMID: 20653669; PMCID: PMC2911546.
Marlène Barthelme

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice
