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Hydratation et sport : eau, électrolytes et erreurs à éviter

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Avec les fortes chaleurs qui touchent actuellement une grande partie de la France et de l’Europe, de nombreuses personnes redécouvrent l’importance de l’hydratation. Que vous pratiquiez la marche, la course à pied, le vélo, la musculation ou simplement une activité physique de loisir, bien s’hydrater est essentiel pour préserver ses performances, favoriser la récupération et éviter les complications liées à la chaleur.

Pourtant, de nombreuses idées reçues circulent encore. Faut-il boire avant d’avoir soif ? Les boissons isotoniques sont-elles indispensables ? Peut-on boire trop d’eau ? Les électrolytes sont-ils vraiment utiles ?

Voici tout ce qu’il faut savoir pour rester hydraté avant, pendant et après l’effort.

Pourquoi l’hydratation est-elle si importante pendant le sport ?

L’eau représente environ 50 à 70 % du poids du corps humain. Elle intervient dans pratiquement toutes les fonctions physiologiques :

  • Régulation de la température corporelle ;
  • Transport des nutriments ;
  • Élimination des déchets métaboliques ;
  • Fonctionnement musculaire ;
  • Santé cardiovasculaire ;
  • Fonctionnement cérébral.

Lorsque nous faisons du sport, la production de chaleur augmente fortement. Pour éviter une surchauffe, l’organisme déclenche la transpiration.

Cette sueur permet d’évacuer la chaleur mais entraîne également une perte d’eau et de minéraux.

Selon la température, l’intensité de l’effort et les caractéristiques individuelles, un sportif peut perdre entre 0,5 et plus de 2 litres de sueur par heure.

Les conséquences d’une déshydratation

Même une déshydratation modérée peut affecter les performances physiques.

Une perte d’eau correspondant à seulement 2 % du poids corporel peut entraîner :

Une femme en déshydratation qui souffre de maux de tête.
  • Une augmentation de la fatigue ;
  • Une diminution de l’endurance ;
  • Une baisse de la concentration ;
  • Une augmentation de la perception de l’effort ;
  • Une diminution des performances cognitives.

Lorsque la déshydratation devient plus importante, les risques augmentent :

  • Crampes musculaires ;
  • Maux de tête ;
  • Vertiges ;
  • Malaise ;
  • Coup de chaleur.

Les fortes chaleurs augmentent considérablement ces risques, en particulier chez les enfants, les seniors et les sportifs peu habitués à s’entraîner dans des environnements chauds.

Faut-il attendre d’avoir soif pour boire ?

La soif est un signal très utile envoyé par notre corps pour nous rappeler de boire. Le problème, c’est qu’elle apparaît souvent lorsque nous avons déjà commencé à manquer d’eau.

Lors d’une séance de sport, surtout lorsqu’il fait chaud ou que l’effort dure longtemps, mieux vaut donc boire régulièrement plutôt que d’attendre d’avoir très soif.

À l’inverse, inutile non plus de se forcer à boire des litres d’eau « au cas où ». L’objectif est simplement de rester bien hydraté tout au long de l’effort, sans excès.

Combien d’eau boire avant le sport ?

Arriver déshydraté à l’entraînement ou à une compétition constitue une erreur fréquente.

Dans les heures précédant l’effort, il est conseillé de boire régulièrement au cours de la journée.

Une urine de couleur jaune pâle constitue généralement un bon indicateur d’une hydratation correcte.

Avant une séance intense ou une compétition, certaines recommandations suggèrent de boire environ 400 à 600 ml d’eau dans les deux à trois heures précédant l’effort.

Combien boire pendant l’effort ?

Deux femmes courent en forêt pour leur santé.

Les besoins varient fortement selon :

  • La température ;
  • Le taux d’humidité ;
  • L’intensité de l’exercice ;
  • La durée de l’effort ;
  • Le niveau d’entraînement ;
  • Le taux de transpiration individuel.

Pour la plupart des activités de moins d’une heure, boire de l’eau selon sa soif est généralement suffisant.

Lors d’efforts plus longs ou réalisés sous forte chaleur, il peut être utile de boire régulièrement de petites quantités.

💡Bon à savoir : boire par petites gorgées est souvent mieux toléré qu’une grande quantité d’un seul coup.

Les électrolytes : à quoi servent-ils ?

Lorsque nous transpirons, nous ne perdons pas uniquement de l’eau.

La sueur contient également des électrolytes, notamment :

  • Le sodium ;
  • Le potassium ;
  • Le chlorure ;
  • Le magnésium ;
  • Le calcium.

Ces minéraux participent à de nombreuses fonctions essentielles :

  • Contraction musculaire ;
  • Transmission nerveuse ;
  • Équilibre hydrique ;
  • Régulation de la pression artérielle.

Le sodium est généralement l’électrolyte le plus abondamment perdu par la transpiration.

Qui a réellement besoin d’électrolytes ?

Contrairement à certaines campagnes marketing, tout le monde n’a pas besoin d’une boisson enrichie en électrolytes.

Pour une séance de sport modérée de moins d’une heure, l’eau suffit généralement.

Les électrolytes deviennent particulièrement intéressants dans les situations suivantes :

  • Efforts de plus de 60 à 90 minutes ;
  • Sports d’endurance ;
  • Chaleur importante ;
  • Forte transpiration ;
  • Enchaînement de plusieurs séances dans la même journée ;
  • Travailleurs exposés à la chaleur.

Les marathoniens, triathlètes, cyclistes ou adeptes de trail sont souvent les plus concernés.

Les boissons isotoniques sont-elles utiles ?

Une boisson isotonique contient de l’eau, des glucides et des électrolytes dans des proportions favorisant leur absorption.

Elles peuvent présenter un intérêt lors d’efforts prolongés car elles permettent simultanément :

  • L’hydratation ;
  • L’apport énergétique ;
  • Le remplacement partiel des électrolytes perdus.

Cependant, elles ne sont pas indispensables pour la majorité des sportifs occasionnels.

💡Bon à savoir : certaines boissons du commerce sont également très riches en sucres et doivent être consommées avec discernement.

Peut-on fabriquer sa propre boisson d’effort ?

Boisson gazeuse à base d'eau de citron et de menthe

Oui.

Pour les efforts prolongés, il est possible de préparer une boisson maison simple :

  • 1 litre d’eau minérale riche en sodium ou 1 litre d’eau classique avec une petite pincée de sel ;
  • Le jus d’un citron ;
  • 1 à 2 cuillères à soupe de miel selon l’intensité de l’effort.

Cette solution apporte de l’eau, du sodium et une petite quantité de glucides facilement assimilables.

Les erreurs les plus fréquentes en matière d’hydratation

1. Ne boire qu’après l’apparition des symptômes

Attendre d’avoir très soif, des maux de tête ou des vertiges signifie souvent que la déshydratation est déjà installée.

2. Boire uniquement de grandes quantités d’eau lors d’efforts très longs

Lors d’épreuves d’endurance extrêmes, remplacer uniquement l’eau sans compenser les pertes en sodium peut parfois favoriser une hyponatrémie.

Cette situation rare mais potentiellement grave correspond à une dilution excessive du sodium sanguin.

3. Sous-estimer l’impact de la chaleur

Lorsque les températures dépassent 30 °C, les pertes hydriques peuvent augmenter considérablement.

Les besoins deviennent alors bien supérieurs à ceux observés en hiver.

4. Négliger la récupération

L’hydratation ne s’arrête pas à la fin de la séance.

Après l’effort, il est important de compenser progressivement les pertes en eau et en électrolytes.

Comment savoir si vous êtes correctement hydraté ?

Plusieurs indicateurs simples peuvent être utilisés :

  • Une urine jaune pâle ;
  • Une sensation de soif peu fréquente ;
  • Une bonne énergie au quotidien ;
  • L’absence de maux de tête liés à la chaleur ;
  • Une récupération normale après l’effort.

Les sportifs d’endurance peuvent également surveiller leur poids avant et après une séance afin d’estimer leurs pertes hydriques.

Une perte de poids importante après l’entraînement reflète généralement une perte d’eau.

Les aliments participent aussi à l’hydratation

L’hydratation ne dépend pas uniquement des boissons.

De nombreux aliments contiennent naturellement beaucoup d’eau :

Une belle assiette colorée remplie de légumes et de quinoa pour se sentir bien hydraté.
  • Pastèque ;
  • Melon ;
  • Concombre ;
  • Courgette ;
  • Tomate ;
  • Fraise ;
  • Orange ;
  • Pêche ;
  • Salades.

💡Bon à savoir : selon les estimations, environ 20 à 30 % des apports hydriques quotidiens proviennent de l’alimentation.

En période de fortes chaleurs, augmenter la consommation de fruits et légumes riches en eau peut contribuer à maintenir une bonne hydratation.

Conclusion

L’hydratation constitue l’un des piliers de la performance sportive et de la santé. Avec les fortes chaleurs estivales, elle devient encore plus importante pour limiter les risques de déshydratation et de coup de chaleur.

Pour la majorité des sportifs, boire régulièrement de l’eau et écouter sa sensation de soif reste une stratégie efficace. Les électrolytes et les boissons d’effort peuvent toutefois présenter un intérêt lors d’exercices prolongés, intenses ou réalisés dans des conditions particulièrement chaudes.

Enfin, n’oubliez pas que la meilleure stratégie d’hydratation est celle qui est adaptée à votre activité, à votre niveau de transpiration et à votre environnement.

Découvrez également nos autres articles consacrés à la récupération sportive, à l’alimentation du sportif et aux meilleures stratégies nutritionnelles pour rester performant même pendant les périodes de fortes chaleurs.

Bibliographie

Voir les références scientifiques

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Marlène Barthelme

une photo de moi, Marlène, fondatrice du média Famtastique

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice