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Contamination de l’eau potable par des polluants éternels (PFAS) : un danger invisible ?

🖊️ Article mis à jour le 10 mars 2025

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L’eau du robinet est censée être l’un des aliments les plus contrôlés, et pourtant, elle contient des substances inquiétantes : les polluants éternels. Ces composés chimiques, notamment les PFAS (perfluorés et polyfluorés), sont présents partout, dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les vêtements imperméables, et finissent par contaminer nos rivières, nos nappes phréatiques… et notre verre d’eau.

Le problème ? Ces substances ne se dégradent presque jamais et s’accumulent dans l’organisme au fil des ans, augmentant les risques de cancers, troubles hormonaux et immunitaires. Le scandale des PFAS éclate en France alors que des niveaux alarmants de ces polluants éternels sont découverts dans l’eau potable de plusieurs régions. En effet, plusieurs études ont révélé des taux alarmants de PFAS dans l’eau potable française, et les nouvelles réglementations peinent à suivre l’ampleur du problème.

Alors, faut-il s’inquiéter de la qualité de notre eau ? Quels sont les dangers réels pour la santé de votre famille ? Et comment limiter notre exposition à ces polluants invisibles ? Décryptage d’une menace silencieuse qui coule dans nos robinets.

I. Qu’est-ce qu’un polluant éternel (PFAS) ?

Les polluants éternels, aussi appelés PFAS (perfluorés et polyfluorés), sont une famille de plus de 4 700 substances chimiques utilisées depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméables et résistantes à la chaleur. On les retrouve dans les poêles en téflon, les vêtements déperlants, les mousses anti-incendie, les emballages alimentaires et même certains cosmétiques.

Poêle en téflon (PFAS) avec de l'huile qui brûle.

Ces substances sont dites « éternelles » car elles ne se dégradent pratiquement jamais dans l’environnement. Contrairement aux polluants classiques, les PFAS s’accumulent dans l’eau, les sols et les organismes vivants, y compris les humains. Une fois ingérés, ils restent dans le corps pendant plusieurs années, augmentant le risque de troubles hormonaux, de cancers ou de maladies métaboliques [1, 2].

La contamination provient principalement des rejets industriels, des pesticides, des usines de traitement des eaux usées et de l’utilisation massive de ces produits dans notre quotidien. Aujourd’hui, on retrouve des traces de PFAS dans l’eau potable de nombreuses régions, soulevant des inquiétudes majeures sur la sécurité de notre consommation.

💡 Bon à savoir : il est possible de diminuer l’usage de substances chimiques dans son quotidien pour éviter de contribuer à la pollution de l’eau. Par exemple, optez pour des produits de nettoyage écologiques, des cosmétiques sans PFAS et des vêtements fabriqués sans traitement chimique. Préférer des matériaux naturels pour la cuisine et les textiles, ainsi que des produits biodégradables, peut également réduire l’impact environnemental.

II. L’ampleur de la contamination en France et en Europe

La contamination de l’eau potable par les polluants éternels (PFAS) est un problème de plus en plus alarmant en France et en Europe. Selon une enquête publiée en 2023 par The Forever Pollution Project, près de 23 000 sites potentiellement contaminés ont été recensés en Europe, dont une grande partie en France et en Belgique [3].

L’association Générations Futures a montré que 96 % des communes testées avaient des traces de PFAS dans leur eau potable, bien que les concentrations mesurées soient conformes aux normes françaises en vigueur [4].

💡 Bon à savoir : il est important de noter que la réglementation française actuelle fixe une limite de qualité de 0,1 microgramme par litre (µg / L) pour la somme de 20 PFAS spécifiques dans l’eau potable. Cependant, cette norme est jugée insuffisante par certains experts, car elle ne prend pas en compte l’ensemble des PFAS présents et ne reflète pas toujours les risques sanitaires réels [4]. 

1. Le TFA : un sous-produit inquiétant des PFAS

Le TFA, ou acide trifluoroacétique, est un sous-produit des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). Il est particulièrement préoccupant car il est souvent présent dans l’eau potable en raison de la dégradation de produits chimiques comme le flufenacet, un herbicide largement utilisé. Bien que le TFA soit une forme de PFAS, il possède des caractéristiques spécifiques qui peuvent rendre sa présence dans l’eau encore plus problématique, notamment ses effets potentiellement nocifs sur la santé humaine, en particulier en raison de sa nature persistante et de sa bioaccumulation dans l’organisme.

Un tracteur qui pollue un champ avec des pesticides.

L’association Générations Futures met en lumière un problème majeur de conformité des eaux potables en France. Selon l’Anses, si une substance est un perturbateur endocrinien, ses métabolites doivent être considérés comme pertinents pour la réglementation. Or, le TFA dépasse fréquemment la limite de 0,1 µg / L dans l’eau potable

Une étude menée par PAN Europe a révélé que 86 % des échantillons d’eau potable analysés dans l’Union européenne, dont la France, dépassaient cette limite. À Paris, la concentration de TFA atteignait 2,1 µg / L, soit 20 fois plus que le seuil autorisé [5]. L’eau en bouteille n’est pas épargnée non plus, avec des concentrations de TFA allant jusqu’à 3,2 µg / L dans certains échantillons.

2. Les zones les plus polluées en France

La contamination par les substances per- et polyfluoroalkylées en raison de leur persistance dans l’environnement, concerne plusieurs régions de France. Parmi les zones les plus touchées, on retrouve :

  • La région parisienne, avec une concentration de TFA 20 fois plus élevée que le seuil autorisé ;
  • L’Occitanie, notamment autour de l’usine Solvay de Salindres (Gard) et à Fabrègues ;
  • La région lyonnaise, notamment la « vallée de la chimie » au sud de Lyon, est reconnue comme l’une des zones les plus contaminées par les PFAS en France ;
  • La vallée du Rhône, en raison de la concentration d’industries chimiques ;
  • La région Grand Est, notamment en Alsace, près des anciennes usines textiles et métallurgiques et de l’aéroport de Mulhouse-Bâle ;
  • Les Hauts-de-France, où l’utilisation de mousses anti-incendie a fortement pollué certaines nappes phréatiques.

En Europe, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique sont également confrontés à une contamination importante, notamment près des sites industriels et des bases militaires. Face à cette situation, plusieurs pays commencent à imposer des réglementations plus strictes, mais l’éradication des PFAS reste un défi majeur en raison de leur extrême persistance dans l’environnement [3].

💡 Bon à savoir : les normes relatives aux PFAS dans l’eau potable varient considérablement en Europe. Par exemple, la France a fixé une limite de 0,1 µg / L ( = 100 ng / L) pour la somme de 20 PFAS spécifiques. En revanche, des pays comme le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont adopté des normes beaucoup plus strictes, avec des limites inférieures ou égales à 4,4 ng / L pour les 4 PFAS les plus courants. 

Cette différence souligne l’importance d’une harmonisation européenne pour assurer une protection uniforme de la santé publique. 

III. Quels sont les dangers des PFAS pour la santé ?

La contamination de l’eau potable par les polluants éternels (PFAS) soulève de vives inquiétudes en raison de leurs effets néfastes sur la santé humaine.

1. Effets à long terme de l’exposition aux PFAS

Une jeune femme avec un turban sur son lit. Elle souffre du cancer.

Les recherches menées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) mettent en avant des conséquences graves d’une exposition chronique aux PFAS [6-8] :

  • Augmentation du risque de cancers (foie, reins, testicules). Une étude menée aux États-Unis a montré que les personnes ayant une forte concentration de PFAS dans le sang avaient beaucoup plus de risques de développer certains cancers, dont des cancers rares [9, 10].
  • Perturbations hormonales : ces substances interfèrent avec le système endocrinien, ce qui peut favoriser des maladies thyroïdiennes et des déséquilibres métaboliques.
  • Impact sur la fertilité : des études ont mis en évidence une réduction du taux de testostérone et une diminution du nombre de spermatozoïdes chez les hommes exposés. Chez les femmes, les PFAS peuvent provoquer des troubles menstruels et réduire les chances de conception.
  • Risques pour le développement du fœtus : une exposition pendant la grossesse est associée à un faible poids à la naissance et à des troubles du développement cognitif chez l’enfant.

2. Les populations les plus vulnérables

Si les polluants éternels représentent une menace pour tous, certains groupes sont particulièrement à risque :

  • Les femmes enceintes, car les PFAS traversent le placenta et affectent le fœtus [7] ;
  • Les enfants, dont l’organisme en développement est plus sensible aux perturbateurs endocriniens [11] ;
  • Les personnes immunodéprimées, qui sont plus vulnérables aux effets toxiques des PFAS sur le système immunitaire.

Face à ces dangers, la question de la régulation des PFAS dans l’eau potable devient cruciale pour la protection de la santé publique.

IV. Pourquoi l’eau du robinet est-elle concernée par les PFAS ?

L’eau du robinet, bien qu’elle soit filtrée et traitée pour être conforme aux normes de qualité, n’est pas à l’abri de certaines substances indésirables. Ces polluants peuvent se retrouver dans l’eau pour diverses raisons, affectant sa pureté et, potentiellement, la santé des consommateurs.

1. Comment ces polluants se retrouvent-ils dans notre eau potable ?

De nombreux détergents chimiques dans un saut.

Les polluants présents dans l’eau du robinet proviennent souvent de plusieurs sources :

  • Contamination agricole : l’utilisation d’engrais et de pesticides dans l’agriculture peut entraîner la présence de nitrates et de résidus chimiques dans les nappes phréatiques. Ces substances pénètrent le sol et se retrouvent parfois dans les réserves d’eau utilisées pour l’approvisionnement en eau potable.
  • Contaminants industriels : les industries, notamment celles de la chimie et du textile, rejettent des produits chimiques dans les cours d’eau ou dans le sol, ce qui peut contaminer les nappes phréatiques.
  • Pollution domestique : les produits chimiques utilisés dans les ménages, tels que les détergents et les solvants, peuvent également contribuer à la pollution de l’eau, surtout si elles sont évacuées sans traitement adéquat.
  • Matières organiques et bactéries : les stations d’épuration traitent généralement l’eau pour éliminer les contaminants microbiens. Cependant, certaines bactéries et virus peuvent survivre ou se développer si le traitement n’est pas optimal.

💡 Bon à savoir : même si l’eau du robinet est régulièrement contrôlée, certaines substances, comme les résidus de pesticides, les métaux lourds ou les PFAS, peuvent être difficiles à éliminer complètement. Pour réduire son exposition, il est recommandé d’utiliser un filtre à eau adapté et de privilégier des sources d’eau de qualité vérifiée.

2. Limites des stations d’épuration pour filtrer ces substances

Les stations d’épuration ont des capacités limitées, notamment en ce qui concerne l’élimination de certains polluants spécifiques. Par exemple :

  • Les micropolluants : certains produits pharmaceutiques (médicaments, hormones) ou microplastiques (dont PFAS) ne sont pas toujours éliminés efficacement par les stations d’épuration traditionnelles. Ces micropolluants peuvent s’accumuler dans l’eau, posant un risque pour la santé.
  • Les produits chimiques : bien que des efforts aient été faits pour traiter certains produits chimiques, d’autres, comme les métaux lourds (plomb, mercure) ou les substances organiques persistantes, peuvent persister dans l’eau potable.
  • Les virus et bactéries résistants : certains agents pathogènes sont résistants aux traitements standards et peuvent ne pas être totalement éliminés par les processus classiques de purification.

3. Comparaison entre eau du robinet et eau en bouteille : un vrai choix ?

Une petite fille boit de l'eau du robinet. Elle tient un verre dans ses deux mains et sourit.

L’eau en bouteille est souvent perçue comme plus sûre, mais est-elle réellement meilleure que l’eau du robinet ?

Bien que l’eau en bouteille puisse être perçue comme une alternative plus saine, il est important de se rappeler que celle-ci peut aussi contenir des microplastiques et des résidus chimiques

En effet, l’eau en bouteille n’est pas épargnée par la contamination aux PFAS. Une analyse a révélé que 12 bouteilles sur 19 testées contenaient des traces de TFA, un composé issu des PFAS. Si les concentrations moyennes étaient inférieures à celles de l’eau du robinet, certaines atteignaient jusqu’à 3,2 µg / L, soit bien au-delà du seuil de 0,1 µg / L qui pourrait être appliqué en France [5].

De plus, son empreinte carbone est beaucoup plus importante en raison des processus de production et de transport.

💡 Bon à savoir : en général, l’eau du robinet en France est de bonne qualité et tente de respecter les normes imposées par la réglementation sanitaire. Cependant, pour s’assurer qu’elle soit parfaitement filtrée, nous vous recommandons de la filtrer à la sortie du robinet.

En fin de compte, le choix entre eau du robinet et eau en bouteille dépend souvent de la confiance envers le réseau d’approvisionnement local et des préférences personnelles en matière de goût. Toutefois, il est important de souligner qu’aucune option n’est sans impact, et la qualité de l’eau peut varier en fonction des régions.

V. Solutions et alternatives pour une eau libre de PFAS

Face à l’augmentation des contaminations par les PFAS et autres polluants dans l’eau potable, des solutions à la fois collectives et individuelles sont nécessaires pour réduire cette pollution et protéger la qualité de l’eau que nous consommons. Du point de vue individuel, voici plusieurs systèmes de filtres à eau efficaces pour améliorer la qualité de l’eau et éliminer les contaminants, y compris les PFAS :

1. Filtre à charbon actif

Le charbon actif est l’un des filtres les plus courants et les plus efficaces pour éliminer une large gamme de contaminants, y compris les PFAS. Ce système fonctionne grâce à des micropores dans le charbon qui adsorbent les impuretés présentes dans l’eau.

Filtre à eau au charbon actif. Efficace contre le chlore, les pesticides, PFAS, etc.
  • Efficacité : très efficace pour éliminer le chlore, les métaux lourds, les produits chimiques et les odeurs, y compris certains PFAS à chaînes longues, comme le PFOA et le PFOS ;
  • Formats disponibles : cartouches filtrantes pour robinet, filtres sous évier, systèmes de cuve avec robinet ;
  • Limites : si le filtre n’est pas de haute qualité, ils sont alors moins efficaces pour les contaminants à chaîne moléculaire plus courte comme le PFBA (acide perfluorobutanoïque). Nécessite un remplacement régulier des cartouches.

💜 Où trouver des filtres à charbon actif anti-PFAS efficaces ? Voici des filtres à eau conçus avec du charbon végétal issu des meilleures coques de noix de coco, assurant une purification optimale. Ils réduisent plus de 200 contaminants, dont les PFAS (99,9 %), les bactéries (99,99 %), les virus (99,9999 %), ainsi que les pesticides, nitrates, métaux lourds et solvants organiques. Testés par plusieurs laboratoires indépendants, ils répondent aux normes les plus strictes. Leur durée de vie peut atteindre 22 000 litres ou 2 ans. 👉 Voir le produit

2. Système d’osmose inverse

L’osmose inverse est un des systèmes les plus performants pour filtrer l’eau. Grâce à une membrane ultra-fine, ce procédé retient les substances indésirables (y compris les PFAS, les sels, les métaux lourds, les produits chimiques, certains virus et bactéries) tout en laissant passer uniquement l’eau pure. Il est particulièrement efficace contre les PFAS à longue et courte chaîne, garantissant ainsi une réduction significative de leur présence. Les systèmes d’osmose inverse sont idéaux pour ceux qui recherchent une eau d’excellente qualité.

  • Efficacité : très efficace contre les PFAS, les métaux lourds, les sels, les pesticides, et autres contaminants ;
  • Formats disponibles : filtres sous évier, systèmes complets pour la maison ;
  • Limites : c’est un système coûteux et relativement complexe à installer. Il consomme aussi plus d’eau pendant le processus de filtration.
Système de filtre à eau à osmose inverse.

💜 Où acheter un système d’osmose inverse efficace ? Ce filtre à osmose inverse 800 GPD élimine 99,99 % des contaminants, y compris les PFAS, le plomb, le chlore, le fluor et d’autres métaux lourds, l’arsenic, la chloramine, le calcaire, le TDS et les composés organiques volatils (COV). Il reminéralise l’eau pour un pH supérieur à 7,5 et réduit le gaspillage avec un ratio de drainage 2:1. Son panneau intelligent affiche en temps réel le TDS et la durée de vie des filtres. 👉 Voir le produit

💡 Bon à savoir : qu’est-ce que le TDS ? Le TDS (Total Dissolved Solids), ou total des solides dissous, est une mesure de la concentration des substances dissoutes dans l’eau, exprimée en milligrammes par litre (mg / L) ou en parties par million (ppm). Il inclut les sels minéraux, métaux, nitrates, sulfates, phosphates, et autres composés organiques et inorganiques présents dans l’eau.

Pourquoi est-ce important de le connaître ?

  • Un TDS trop élevé peut indiquer une forte présence de contaminants comme les métaux lourds, les pesticides ou les PFAS ;
  • Un TDS trop bas signifie que l’eau est très pure, mais peut manquer de minéraux essentiels comme le calcium et le magnésium.

Les systèmes de filtration à osmose inverse réduisent considérablement le TDS, garantissant une eau plus pure. Certains modèles, comme celui que nous recommandons, rééquilibrent ensuite les minéraux pour une eau alcaline plus saine.

3. Filtre à distillation

Le système de distillation fonctionne en chauffant l’eau jusqu’à ce qu’elle devienne vapeur, puis en la condensant à nouveau sous forme liquide. Ce processus permet de séparer les impuretés qui n’ont pas la même température d’ébullition que l’eau.

  • Efficacité : élimine une grande variété de contaminants, y compris les métaux lourds, les produits chimiques organiques et inorganiques, ainsi que les agents pathogènes ;
  • Formats disponibles : distillateurs compacts pour usage domestique ;
  • Limites : le processus est lent, consomme de l’énergie et ne permet pas non plus d’éliminer les composés organiques volatils (COV), qui sont des produits chimiques nocifs couramment présents dans l’eau. Les minéraux sont également éliminés.

4. Filtre à céramique

Les filtres à céramique sont fabriqués à partir de matériaux poreux qui agissent comme une barrière physique, capturant les particules de grande taille et les contaminants microbiens, tout en laissant passer l’eau propre.

  • Efficacité : bon pour éliminer les sédiments, les bactéries et certains produits chimiques ;
  • Formats disponibles : carafes, filtres sous évier, filtres portables pour camping ;
  • Limites : moins efficace contre les produits chimiques dissous et les contaminants tels que les PFAS, sauf si un traitement supplémentaire est ajouté (par exemple, du charbon actif intégré).

5. Les carafes Brita sont-elles efficaces contre les PFAS ?

Les carafes filtrantes Brita, notamment équipées de filtres standard ou Elite, ne sont pas spécifiquement conçues pour éliminer les PFAS de l’eau potable. Des tests ont montré que le filtre standard de Brita réduit les PFAS d’environ 66 %, tandis que le filtre Elite n’atteint qu’une réduction de 22 %. Ces performances sont inférieures à celles de certains autres filtres disponibles sur le marché [12].

Carafe Brita pour filtrer l'eau (anti PFAS).

Cependant, Brita a récemment introduit la cartouche filtrante MAXTRA PRO ALL-IN-ONE, qui, selon des tests effectués par des instituts indépendants, peut filtrer jusqu’à 80 % des PFOA et PFOS, deux types de PFAS [13].

💜 Où trouver la cartouche MAXTRA PRO ALL-IN-ONE ? La cartouche MAXTRA PRO ALL-IN-ONE de Brita améliore la qualité de l’eau tout en réduisant les contaminants indésirables. 👉 Voir le produit

Pour une élimination plus efficace des PFAS, il est recommandé d’utiliser des systèmes de filtration certifiés pour cette tâche, tels que les filtres à osmose inverse ou des filtres à charbon actif spécialement conçus pour capter ces substances.

Conclusion

Les PFAS, ces substances chimiques persistantes, représentent un danger croissant pour notre santé et notre environnement. En raison de leur capacité à contaminer l’eau, l’air, le sol et même les aliments, leur présence dans notre eau potable constitue une menace sérieuse, surtout à long terme. Les conséquences sur la santé, notamment les effets hormonaux, les troubles immunitaires et les risques de cancer, sont désormais bien documentées, et il est crucial de prendre conscience de l’urgence d’agir.

Il est impératif que les gouvernements renforcent les réglementations et les mesures de protection pour limiter cette pollution à la source et assurer une meilleure gestion de l’eau potable. Si des progrès ont été réalisés, de nombreux experts estiment que ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur du problème. Une action rapide et concertée est nécessaire pour éviter des conséquences irréversibles.

Au niveau individuel, il existe des solutions pratiques pour limiter l’exposition aux PFAS, telles que l’utilisation de filtres à eau efficaces. Chaque geste compte dans la protection de notre santé. En effet, boire de l’eau de qualité, c’est non seulement hydrater votre corps, mais aussi prendre soin de votre santé et permettre à votre corps de bien vieillir. Découvrez nos conseils pour une vieillesse en pleine forme dans notre article sur le bien vieillir.

Bibliographie

Voir les références scientifiques

  1. EPA, Our Current Understanding of the Human Health and Environmental Risks of PFAS, Nov 2024.
  2. Peritore AF, Gugliandolo E, Cuzzocrea S, Crupi R, Britti D. Current Review of Increasing Animal Health Threat of Per- and Polyfluoroalkyl Substances (PFAS): Harms, Limitations, and Alternatives to Manage Their Toxicity. Int J Mol Sci. 2023 Jul 20;24(14):11707. doi: 10.3390/ijms241411707. PMID: 37511474; PMCID: PMC10380748. 
  3. The Forever Pollution Project, Journalists tracking PFAS across Europe.
  4. Banque des Territoires, Polluants éternels dans l’eau du robinet : une étude UFC-Que Choisir / Générations futures révèle une présence massive, 23 janvier 2025.
  5. UFC-Que Choisir, Le TFA pourrait rendre nos eaux potables non conformes.
  6. INSERM, Perturbateurs endocriniens, Des risques potentiels ou avérés pour la santé humaine, Mai 2024.
  7. INSERM, Les PFAS peuvent altérer la santé du placenta pendant la grossesse, Gev. 2025.
  8. EEA, Que sont les PFAS et en quoi sont-ils dangereux pour ma santé?
  9. NIH, PFAS Exposure and Risk of Cancer
  10. Li, S., Oliva, P., Zhang, L. et al. Associations between per-and polyfluoroalkyl substances (PFAS) and county-level cancer incidence between 2016 and 2021 and incident cancer burden attributable to PFAS in drinking water in the United StatesJ Expo Sci Environ Epidemiol (2025).
  11. Institut national de santé publique du Québec, Effets potentiels des PFAS sur la santé.
  12. EWG, Getting ‘forever chemicals’ out of drinking water: EWG’s guide to PFAS water filters, Juil 23.
  13. Brita, PFAS : entretien avec un expert.
  14. EEB, POLICY BRIEFING: Toxic tide rising: time to tackle PFAS, National approaches to address PFAS in drinking water across Europe.

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Marlène Barthelme

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Fondatrice et responsable éditoriale de Famtastique. Après plusieurs années dans le monde de la santé naturelle, je décide de venir en aide aux familles de façon plus générale ✨