La fatigue fait partie de ces signaux que l’on a tendance à banaliser, surtout lorsqu’elle s’installe progressivement. Pourtant, elle est loin d’être anecdotique : selon notre étude Ifop réalisée pour Famtastique en 2026, 59 % des Français déclarent avoir connu une fatigue persistante pendant une à plusieurs semaines au cours des 12 derniers mois.
Manque de sommeil, stress, alimentation déséquilibrée, carence nutritionnelle, rythme de vie intense… les causes possibles sont nombreuses. Et lorsqu’une fatigue persiste, devient inhabituelle ou reste inexpliquée, il est important d’en rechercher l’origine avec un professionnel de santé plutôt que de simplement chercher à la masquer.
Alors, comment lutter naturellement contre la fatigue ? Sommeil, alimentation, activité physique, vitamines et minéraux, plantes : dans ce guide, nous faisons le point sur les solutions qui peuvent réellement avoir un intérêt, en fonction de la cause de la fatigue et des données scientifiques disponibles.
👉 À découvrir : notre sondage Ifop sur la fatigue des Français en 2026.
Pourquoi sommes-nous fatigués ?
La fatigue n’a pas une cause unique. Sommeil, stress, alimentation, carences ou problème de santé peuvent être impliqués. Identifier ce qui l’entretient est donc essentiel avant de chercher une solution.
Le manque de sommeil et un sommeil de mauvaise qualité
Dormir trop peu fatigue, mais la qualité du sommeil compte également : réveils fréquents, horaires irréguliers ou sommeil peu réparateur peuvent affecter la récupération. Dans notre enquête Ifop, 67 % des vacanciers déclarent que des difficultés de sommeil ont nui à leur récupération.

Le stress et la charge mentale
Stress, responsabilités professionnelles et familiales, tâches à anticiper… Cette sollicitation mentale permanente peut rendre difficile la déconnexion et perturber le sommeil, donnant l’impression de ne jamais vraiment récupérer.
Une alimentation insuffisante ou déséquilibrée
Des repas sautés, une alimentation restrictive ou des apports énergétiques insuffisants peuvent contribuer au manque d’énergie. L’organisme a besoin de suffisamment de protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux pour fonctionner normalement.
Les carences nutritionnelles
Une carence en fer, en vitamine B12 ou en vitamine B9, notamment, peut favoriser la fatigue. Mais fatigue ne signifie pas automatiquement carence : mieux vaut identifier un éventuel déficit plutôt que de prendre des compléments « au cas où ».
La sédentarité… ou au contraire le surmenage
Bouger trop peu peut entretenir la fatigue, tandis qu’un entraînement ou un rythme de vie trop intense sans récupération suffisante peut produire l’effet inverse. L’équilibre entre activité et repos est donc essentiel.
Les changements hormonaux
Grossesse, post-partum, périménopause ou ménopause peuvent s’accompagner de fatigue. Des règles abondantes peuvent aussi favoriser un déficit en fer, tandis que certains troubles thyroïdiens, comme l’hypothyroïdie, peuvent avoir la fatigue parmi leurs symptômes.
Certaines maladies et certains médicaments
Infections, anémie, troubles du sommeil ou maladies chroniques peuvent également provoquer de la fatigue, tout comme certains médicaments. Une fatigue persistante, inhabituelle ou inexpliquée, particulièrement si elle s’accompagne d’autres symptômes, mérite donc un avis médical.
💡En résumé : il n’existe pas un remède naturel universel contre la fatigue : la solution dépend avant tout de sa cause.
Les premiers réflexes naturels contre la fatigue
Avant de chercher une vitamine ou une plante contre la fatigue, quelques mesures simples méritent d’être mises en place. Elles ne régleront évidemment pas toutes les causes de fatigue, mais constituent le socle d’une bonne récupération.
Retrouver un sommeil régulier et suffisant
Quand la fatigue s’installe, le sommeil est naturellement le premier élément à examiner. Les besoins varient d’une personne à l’autre, mais chez l’adulte, 7 heures de sommeil ou plus par nuit sont généralement recommandées, avec des besoins souvent situés autour de 7 à 9 heures.
La régularité compte également. Se coucher et se lever à des horaires relativement stables aide à maintenir le rythme veille-sommeil. À l’inverse, accumuler les nuits trop courtes pendant la semaine en espérant tout récupérer le week-end n’est pas une stratégie idéale.
Si le temps passé au lit semble suffisant mais que les réveils restent difficiles, il faut aussi s’interroger sur la qualité du sommeil : réveils nocturnes, ronflements importants, difficultés d’endormissement ou sensation de sommeil non réparateur peuvent expliquer une fatigue persistante.
Bouger chaque jour

Lorsque l’on est fatigué, faire du sport peut sembler être la dernière chose dont on a envie. Pourtant, rester totalement inactif peut entretenir le manque d’énergie.
Il n’est pas nécessaire de se lancer dans une séance intensive. Marcher, prendre les escaliers, faire du vélo ou simplement interrompre régulièrement les longues périodes assises permet déjà de remettre du mouvement dans la journée.
L’activité physique régulière contribue par ailleurs à la santé générale et peut favoriser un meilleur sommeil. L’intensité doit toutefois être adaptée à son état : lorsqu’on est déjà épuisé, augmenter brutalement la charge sportive risque surtout d’ajouter de la fatigue.
S’exposer à la lumière naturelle
La lumière joue un rôle majeur dans la régulation de notre horloge biologique. S’exposer à la lumière naturelle, particulièrement en début de journée, aide l’organisme à synchroniser son rythme circadien et à maintenir l’alternance entre éveil et sommeil.
Un réflexe très simple consiste donc à sortir le matin, même pour une courte marche, plutôt que de passer directement du lit à une journée entière sous lumière artificielle.
💡Bon à savoir : cette habitude peut être particulièrement intéressante en hiver, lorsque les journées raccourcissent et que l’exposition à la lumière naturelle diminue. Pour en savoir plus, lisez notre guide complet sur la luminothérapie.
Adapter son alimentation
Pour produire de l’énergie, l’organisme a besoin d’être correctement alimenté. Une alimentation trop restrictive, des repas régulièrement sautés ou des apports insuffisants peuvent contribuer à la sensation de fatigue.
L’objectif n’est pas pour autant de chercher constamment des aliments « énergisants ». Mieux vaut privilégier une alimentation variée et suffisamment nourrissante, avec des sources de protéines, des féculents et céréales de préférence peu raffinés, des fruits et légumes ainsi que des sources de bonnes graisses.
Il est également intéressant de veiller aux aliments apportant du fer, du magnésium et des vitamines du groupe B, que nous détaillerons plus loin.
Et lorsqu’un coup de barre apparaît, multiplier les produits très sucrés n’est pas forcément la meilleure réponse : l’effet énergisant est généralement de courte durée.
Boire suffisamment d’eau
La fatigue peut aussi être accentuée par une hydratation insuffisante. Même sans ressentir une soif importante, il est donc utile de boire régulièrement au cours de la journée, en particulier lorsqu’il fait chaud ou pendant une activité physique.
L’eau reste la boisson de référence. Les besoins varient selon la température, l’activité physique, l’alimentation, l’âge ou encore certaines situations physiologiques : il n’est donc pas nécessaire de chercher à atteindre arbitrairement une quantité identique pour tout le monde.
Réduire ce qui entretient la fatigue
Certains réflexes utilisés pour lutter contre la fatigue peuvent paradoxalement l’entretenir.
C’est notamment le cas de la caféine consommée tard dans la journée. Café, thé, boissons énergisantes et certains sodas peuvent retarder l’endormissement ou perturber le sommeil chez les personnes sensibles. On dort moins bien, on est davantage fatigué le lendemain… et on reprend de la caféine pour tenir.
L’alcool peut lui aussi donner une impression de somnolence tout en altérant la qualité du sommeil.
Le soir, limiter les activités très stimulantes et l’exposition à une lumière intense, notamment via les écrans, peut également faciliter la transition vers le sommeil. Enfin, des horaires de coucher constamment décalés peuvent perturber le rythme veille-sommeil.
💡Bon à savoir : la gestion du stress a aussi toute sa place : activité physique, moments de détente, respiration, méditation ou simplement temps réellement déconnecté peuvent aider lorsque la tension quotidienne empêche de récupérer.
Les 5 réflexes à essayer en premier contre la fatigue
1. Sommeil : retrouver des nuits suffisamment longues et des horaires réguliers.
2. Alimentation : manger suffisamment et privilégier une alimentation variée et équilibrée.
3. Hydratation : boire régulièrement au cours de la journée.
4. Activité : bouger quotidiennement sans tomber dans le surmenage.
5. Stress : préserver de vrais moments de récupération physique et mentale.
Si ces mesures ne suffisent pas et que la fatigue persiste, l’étape suivante n’est pas nécessairement d’accumuler les compléments alimentaires : il faut d’abord essayer d’en comprendre la cause.
Quelles vitamines et quels minéraux contre la fatigue ?
Lorsqu’on se sent fatigué, les vitamines sont souvent le premier réflexe. Plusieurs micronutriments participent effectivement au métabolisme énergétique ou contribuent à réduire la fatigue. Mais cela ne signifie pas qu’en prendre davantage donne automatiquement plus d’énergie : une supplémentation présente surtout un intérêt lorsqu’elle répond à des apports insuffisants, à des besoins particuliers ou à une carence identifiée.
Fer, vitamine B12, magnésium, vitamine C… voici les micronutriments les plus intéressants à connaître.
Le fer : essentiel contre la fatigue en cas de déficit

Le fer est indispensable à la fabrication de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges chargée de transporter l’oxygène dans l’organisme. Lorsque les réserves en fer diminuent fortement, une anémie peut apparaître et entraîner notamment fatigue, faiblesse ou diminution des capacités physiques.
Certaines personnes sont davantage exposées au manque de fer. C’est notamment le cas des femmes ayant des règles abondantes, des femmes enceintes ou encore des personnes dont les apports alimentaires sont insuffisants.
Les végétariens et végétaliens doivent également être attentifs à leurs apports : le fer présent dans les végétaux est sous forme non héminique, dont l’absorption est généralement moins bonne que celle du fer héminique d’origine animale. Cela ne signifie pas qu’une alimentation végétarienne conduit nécessairement à une carence, mais qu’elle nécessite des apports adaptés.
En revanche, prendre du fer simplement parce que l’on est fatigué n’est pas une bonne stratégie. Une supplémentation inutile peut entraîner des effets indésirables et un excès de fer peut être nocif. En présence d’une fatigue persistante ou de facteurs de risque, un professionnel de santé peut déterminer si un bilan biologique est indiqué avant d’envisager une supplémentation.
👉 À lire également : notre guide complet sur le fer.
La vitamine B12 : particulièrement importante avec une alimentation végétale
La vitamine B12, ou cobalamine, contribue au métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux et à la formation normale des globules rouges. Elle contribue également à réduire la fatigue.
Une carence peut notamment entraîner une anémie et des manifestations neurologiques. Le risque augmente dans certaines situations : malabsorption digestive, âge avancé, prise prolongée de certains médicaments ou alimentation excluant les sources naturelles de vitamine B12.
La question est particulièrement importante pour les personnes végétaliennes, puisque la vitamine B12 est naturellement présente essentiellement dans les aliments d’origine animale. Une supplémentation adaptée est alors nécessaire. Chez les végétariens, les apports dépendent davantage des aliments consommés, notamment des œufs et produits laitiers, et doivent être surveillés.
Pour autant, chez une personne ayant déjà un statut satisfaisant en vitamine B12, augmenter les doses ne signifie pas nécessairement obtenir davantage d’énergie.
👉 À lire également : notre guide complet sur la vitamine B12
Le magnésium : un minéral impliqué dans le métabolisme énergétique
Le magnésium est probablement l’un des compléments les plus spontanément associés à la fatigue. Et pour cause : il participe à de très nombreuses réactions enzymatiques, contribue à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux et à réduire la fatigue.
On le trouve naturellement dans de nombreux aliments, notamment les oléagineux, les légumineuses, certaines céréales complètes, les légumes verts et le cacao.
Une supplémentation peut être envisagée lorsque les apports sont insuffisants ou dans certaines situations particulières. Mais là encore, le magnésium ne doit pas être considéré comme un « booster » universel : si la fatigue est provoquée par un manque de sommeil, une anémie ou une maladie, prendre du magnésium ne traite pas sa cause.
👉 À lire également : notre guide complet sur le magnésium.
La vitamine D : pas une vitamine « anti fatigue »
La vitamine D mérite une place un peu particulière. Elle joue notamment un rôle dans le maintien d’une ossature et d’une fonction musculaire normales ainsi que dans le fonctionnement normal du système immunitaire.
Un statut insuffisant en vitamine D est fréquent dans certaines populations, notamment lorsque l’exposition au soleil est faible. Une carence importante peut également s’accompagner de faiblesse musculaire et d’autres manifestations.
Mais il faut éviter un raccourci fréquent : la vitamine D ne doit pas être présentée comme un stimulant ou une solution générale contre la fatigue. Contrairement à plusieurs vitamines du groupe B, au magnésium ou à la vitamine C, l’allégation selon laquelle elle « contribue à réduire la fatigue » n’est pas autorisée dans l’Union européenne.
L’intérêt d’une supplémentation dépend donc davantage du statut en vitamine D, de l’âge, de l’exposition solaire, de l’alimentation et des éventuels facteurs de risque que de la seule présence d’une fatigue.
👉 À lire également : notre guide complet sur la vitamine D.
La vitamine C : énergie et absorption du fer

La vitamine C est surtout connue pour son rôle dans le fonctionnement normal du système immunitaire, mais elle contribue également à réduire la fatigue et au maintien d’un métabolisme énergétique normal.
Elle possède une autre propriété particulièrement intéressante dans ce contexte : elle augmente l’absorption du fer. Associer au cours d’un même repas une source de fer végétal à un aliment riche en vitamine C peut ainsi favoriser son absorption.
Poivron, kiwi, agrumes, fraises, brocoli ou encore certains choux permettent généralement d’en apporter facilement par l’alimentation.
Chez une personne dont les apports sont suffisants, prendre de fortes doses de vitamine C n’est toutefois pas synonyme d’un regain d’énergie supplémentaire.
👉 À lire également : notre guide complet sur la vitamine C.
Les vitamines B6 et B9
D’autres vitamines du groupe B interviennent également dans des fonctions liées à l’énergie et à la fatigue.
La vitamine B6 contribue notamment à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux et à réduire la fatigue. Elle intervient également dans la formation normale des globules rouges.
La vitamine B9, ou folates, contribue quant à elle à la formation normale du sang et à réduire la fatigue. Des besoins particuliers existent notamment pendant la grossesse, période durant laquelle une supplémentation en acide folique est recommandée autour de la conception selon les recommandations médicales.
Il n’est cependant pas nécessaire de multiplier les compléments de vitamines B sans raison : une alimentation variée permet d’en couvrir une grande partie des besoins, hors situations particulières comme la vitamine B12 dans une alimentation végétalienne.
| Nutriment | Pourquoi est-il intéressant ? | Dans quelles situations y penser ? | Supplémentation |
|---|---|---|---|
| Fer | Transport de l’oxygène et formation de l’hémoglobine | Règles abondantes, grossesse, apports insuffisants, alimentation végétale | À envisager selon le statut et l’avis d’un professionnel |
| Vitamine B12 | Métabolisme énergétique, globules rouges, réduction de la fatigue | Alimentation végétalienne, apports insuffisants, malabsorption | Indispensable en alimentation végétalienne ; selon la situation sinon |
| Magnésium | Métabolisme énergétique, système nerveux, réduction de la fatigue | Apports alimentaires insuffisants, besoins particuliers | Selon les besoins |
| Vitamine C | Réduction de la fatigue et amélioration de l’absorption du fer | Faibles apports en fruits et légumes, optimisation du fer végétal | Souvent couverte par l’alimentation |
| Vitamine D | Os, muscles et système immunitaire | Faible exposition solaire, populations à risque de déficit | Selon les recommandations et le statut |
| Vitamine B6 | Métabolisme énergétique et réduction de la fatigue | Apports insuffisants | Généralement couverte par une alimentation variée |
| Vitamine B9 | Formation du sang et réduction de la fatigue | Apports insuffisants, besoins liés à la grossesse | Selon la situation |
💡 À retenir : si vous cherchez « quelle vitamine prendre contre la fatigue ? », il n’existe pas une vitamine qui conviendrait systématiquement à tout le monde. Le choix dépend avant tout de la cause de la fatigue et de votre statut nutritionnel. Une carence en fer ne se corrige pas avec du magnésium, pas plus qu’un manque chronique de sommeil avec une multivitamine.
Quelles plantes contre la fatigue ?
Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour aider l’organisme à faire face aux périodes de fatigue, de stress ou de baisse de vitalité. On les retrouve souvent sous le terme de plantes « adaptogènes », notamment la rhodiola, le ginseng ou l’ashwagandha.
Mais toutes les plantes dites antifatigue ne disposent pas du même niveau de preuve scientifique. Pour certaines, des essais cliniques chez l’humain existent mais restent de petite taille ou présentent des limites méthodologiques ; pour d’autres, les arguments reposent encore largement sur l’usage traditionnel ou des données précliniques.
Elles ne doivent donc pas être considérées comme des traitements d’une fatigue persistante dont la cause n’a pas été identifiée.
Rhodiola : intéressante lorsque fatigue et stress sont associés

La rhodiola (Rhodiola rosea) est probablement l’une des plantes les plus intéressantes lorsque la fatigue survient dans un contexte de stress. Sa racine est traditionnellement utilisée pour améliorer la résistance de l’organisme face aux périodes éprouvantes.
L’Agence européenne des médicaments (EMA) reconnaît son usage traditionnel pour le soulagement temporaire de symptômes liés au stress, notamment la fatigue et la sensation de faiblesse. Plusieurs études cliniques ont également évalué ses effets chez des personnes souffrant de stress, d’épuisement ou de fatigue.
Il faut toutefois apporter une nuance importante : dans son évaluation actualisée, l’EMA estime que les essais disponibles présentent des limites méthodologiques et que les preuves cliniques restent insuffisantes pour considérer son efficacité comme solidement établie. Sa reconnaissance européenne repose donc sur son usage traditionnel, et non sur une efficacité clinique démontrée au même niveau qu’un médicament conventionnel.
La rhodiola paraît ainsi surtout pertinente à envisager lorsque stress, fatigue mentale et sensation d’épuisement sont associés, plutôt que comme un stimulant universel.
👉 À lire également : notre guide complet sur la rhodiola.
Ginseng : une plante traditionnellement utilisée contre la fatigue
Le ginseng (Panax ginseng) est certainement l’une des plantes les plus connues pour la vitalité. Sa racine contient notamment des composés appelés ginsénosides, auxquels sont attribuées une partie de ses propriétés biologiques.
L’EMA classe le ginseng parmi les plantes utilisées dans le domaine de la fatigue et de la faiblesse. Sa monographie européenne reconnaît plus précisément son usage traditionnel pour les symptômes d’asthénie tels que la fatigue et la faiblesse.
Le ginseng a fait l’objet de nombreuses recherches, mais les préparations, doses, populations étudiées et critères utilisés varient considérablement. Il est donc plus prudent de parler d’un intérêt potentiel contre certaines formes de fatigue que d’un effet antifatigue systématique.
Il faut également tenir compte de ses précautions d’emploi et des éventuelles interactions médicamenteuses. Une vigilance particulière s’impose donc chez les personnes suivant un traitement ou présentant une maladie chronique.
Ashwagandha : plutôt contre le stress que pour un « coup de boost »

L’ashwagandha (Withania somnifera) est une autre plante fréquemment qualifiée d’adaptogène. Contrairement au guarana ou au café, elle ne doit pas être envisagée comme un stimulant procurant immédiatement davantage d’énergie.
Son intérêt potentiel se situe plutôt du côté du stress et de ses répercussions. Plusieurs essais cliniques se sont intéressés à des extraits d’ashwagandha chez des adultes stressés, avec notamment des mesures du stress perçu, de l’anxiété, du sommeil ou du cortisol. Les résultats observés dans certaines études sont encourageants, mais les essais restent hétérogènes et utilisent différents extraits et dosages.
Dans le cadre d’un guide sur la fatigue, elle a donc davantage sa place lorsque la sensation d’épuisement s’inscrit dans un contexte de stress ou de récupération insuffisante, plutôt que comme traitement direct de n’importe quelle fatigue.
L’ashwagandha possède par ailleurs des contre-indications et précautions d’emploi qui justifient de ne pas la banaliser comme une simple tisane énergisante.
👉 À lire également : notre guide complet sur l’ashwagandha.
Maca : énergie et vitalité ?
Originaire des Andes, la maca (Lepidium meyenii) est traditionnellement consommée comme aliment et utilisée pour la vitalité, les performances ou encore la fonction sexuelle.
Son image de plante « énergisante » est toutefois plus solide sur le plan marketing que sur le plan clinique. Des études chez l’humain existent, mais les données spécifiquement consacrées à une amélioration de la fatigue chez la population générale restent limitées.
Il serait donc excessif de présenter la maca comme une solution scientifiquement démontrée contre la fatigue. Elle peut être évoquée parmi les plantes traditionnellement associées à la vitalité, tout en précisant que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer son véritable intérêt antifatigue.
👉 À découvrir : notre guide complet sur la maca.
Shilajit : que disent réellement les études pour la fatigue ?

Le shilajit occupe une place particulière puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une plante, mais d’une substance naturelle complexe provenant notamment de la décomposition très lente de matières végétales dans certaines zones montagneuses.
Utilisé depuis longtemps dans la médecine ayurvédique, il est aujourd’hui commercialisé pour l’énergie, la vitalité ou les performances physiques. Des travaux expérimentaux suggèrent différents mécanismes biologiques potentiels et quelques essais chez l’humain ont été publiés.
Mais les données cliniques restent beaucoup trop limitées pour conclure que le shilajit constitue un traitement efficace de la fatigue. La qualité du produit constitue également un enjeu important : sa composition dépend de son origine et de sa purification, ce qui rend particulièrement important le choix de produits correctement contrôlés.
👉 À lire également : notre dossier consacré au shilajit et à ses bienfaits potentiels.
Et le guarana pour avoir plus d’énergie ?
Le guarana (Paullinia cupana) fonctionne selon une logique différente. Ses graines sont naturellement riches en caféine.
La caféine stimule le système nerveux central et peut temporairement augmenter la vigilance et diminuer la sensation de fatigue. C’est donc davantage un effet stimulant ponctuel qu’une action sur la cause de la fatigue.
Cette distinction est importante. Une personne épuisée parce qu’elle ne dort que cinq heures par nuit pourra effectivement se sentir plus éveillée après avoir consommé de la caféine, mais son besoin de récupération reste inchangé.
Consommée trop tard ou en quantité importante, la caféine peut en outre perturber le sommeil et créer un véritable cercle vicieux : fatigue → caféine → sommeil perturbé → davantage de fatigue.
Quelles plantes choisir contre la fatigue ?
| Plante | Dans quel contexte est-elle surtout étudiée/utilisée ? | Niveau des données cliniques | À retenir |
|---|---|---|---|
| Rhodiola | Stress, fatigue, sensation de faiblesse | Données humaines mais preuves insuffisantes pour une efficacité clinique établie | Usage traditionnel reconnu par l’EMA pour les symptômes temporaires liés au stress |
| Ginseng | Fatigue, faiblesse, asthénie | Données cliniques hétérogènes | Usage traditionnel européen contre fatigue et faiblesse |
| Ashwagandha | Stress, sommeil, sensation d’épuisement associée | Plusieurs essais humains, mais extraits et protocoles variables | Plus pertinente pour agir sur le contexte de stress que comme stimulant |
| Maca | Vitalité, performances | Données spécifiques à la fatigue limitées | Ne pas la présenter comme un antifatigue démontré |
| Shilajit | Vitalité, performances physiques | Données humaines encore limitées | Promesses antifatigue à considérer avec prudence |
| Guarana | Vigilance et fatigue ponctuelle | Effet essentiellement lié à la caféine | Stimulant temporaire, ne corrige pas la cause de la fatigue |
💡 À retenir : parmi ces solutions, rhodiola et ginseng disposent au moins d’une reconnaissance européenne de leur usage traditionnel dans des contextes comprenant fatigue ou faiblesse, mais cela ne signifie pas que leur efficacité soit cliniquement démontrée pour toutes les formes de fatigue.
Et surtout, une plante « adaptogène » ne doit pas servir à masquer une fatigue persistante. Si celle-ci dure, s’aggrave ou n’a pas d’explication évidente, rechercher sa cause reste prioritaire avant de chercher à stimuler l’organisme.
Ma cure anti-fatigue : ce que je prends personnellement
Deux fois par an environ, lorsque je traverse une période où je sens que mon énergie baisse, j’ai l’habitude de faire une cure avec trois compléments de chez Dynveo : Multi 27, Fer3 et Ginseng Rouge Bio.
Pourquoi cette association ? Le Multi 27 me permet d’apporter un ensemble de vitamines et minéraux, tandis que le ginseng rouge est traditionnellement utilisé en cas de fatigue et de faiblesse. J’ajoute également Fer3, mais c’est un point sur lequel je veux insister : le fer n’est pas un complément à prendre systématiquement contre la fatigue. Une supplémentation doit répondre à un besoin réel et un excès de fer peut être nocif.
C’est donc ma routine personnelle, celle qui me convient lorsque j’en ressens le besoin, et non une recommandation valable pour tout le monde. Comme nous l’avons vu tout au long de ce guide, une fatigue peut avoir des origines très différentes et le bon réflexe reste d’abord d’en comprendre la cause.
💚 Multi27 — Ma base pendant la cure
Le Multi27 associe 27 actifs, dont 14 vitamines, 3 minéraux, des oméga-3 végétaux et différents antioxydants. Il contient notamment l’ensemble des vitamines B ainsi que du zinc, de l’iode et du sélénium. 👉 Découvrir le Multi27.
Pourquoi je l’ai choisi :
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❤️ Fer3 — Pour mes apports en fer
Le Fer3 associe du fer bisglycinate TRAACS®, de la vitamine C et de la lactoferrine. Une gélule apporte 7 mg de fer, soit 50 % des VNR. La vitamine C augmente par ailleurs l’absorption du fer. 👉 Découvrir Fer3.
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⚠️ Le fer n’est pas un complément à prendre systématiquement contre la fatigue. Une supplémentation doit être adaptée à ses besoins et, lorsqu’un déficit est suspecté, mieux vaut en parler à un professionnel de santé.
🌿 Ginseng rouge BIO — Mon coup de pouce vitalité
Pour compléter ma cure, je prends le Ginseng BIO Coréen, un extrait de Panax ginseng obtenu à partir de racines récoltées à 6 ans et standardisé à 20 % de ginsénosides. Le ginseng est traditionnellement utilisé en cas de fatigue et de faiblesse. 👉 Découvrir le Ginseng BIO Coréen de Dynveo.
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Que manger quand on est fatigué ?
L’alimentation ne peut pas compenser un manque de sommeil ou traiter une fatigue dont l’origine est médicale. En revanche, manger suffisamment et de façon équilibrée aide à fournir à l’organisme l’énergie et les nutriments dont il a besoin.
Des protéines à chaque repas ?
Œufs, produits laitiers, légumineuses, tofu, poisson ou viande selon son alimentation permettent de couvrir les besoins en protéines. Il n’est toutefois pas indispensable d’en consommer une grande quantité à chaque repas : l’important reste l’apport global sur la journée.
Privilégier les glucides complexes
Pain complet, avoine, riz, pâtes, pommes de terre ou légumineuses apportent des glucides, principale source d’énergie de l’organisme. Associés à des fibres, protéines et lipides, ils permettent des repas plus rassasiants que des produits très sucrés consommés seuls.
Faire le plein de micronutriments
Pensez notamment aux aliments riches en fer (légumineuses, viande, fruits de mer), en magnésium (oléagineux, cacao, légumineuses, céréales complètes) et en vitamines B (œufs, légumineuses, céréales complètes, produits animaux selon la vitamine).
🔋 Exemple d’une journée anti-coup de barre : porridge + fruits + oléagineux le matin, lentilles et céréales complètes avec des légumes le midi, fruit et yaourt au goûter, puis légumes, féculent et source de protéines le soir.
Fatigue mentale : quelles solutions naturelles ?

La fatigue mentale se manifeste plutôt par des difficultés à se concentrer, une sensation de saturation, une baisse de motivation ou l’impression de ne plus réussir à « déconnecter ». Elle peut notamment être favorisée par le stress, une surcharge cognitive, un manque de sommeil ou l’absence de véritables temps de récupération.
Pour retrouver de l’énergie mentale, les premiers leviers sont simples : dormir suffisamment, s’accorder de vraies pauses, bouger régulièrement et réduire les sollicitations continues. Marche, activité physique, exercices de respiration, méditation ou moments sans écrans peuvent également favoriser la récupération.
Certaines plantes, notamment la rhodiola, sont traditionnellement utilisées lorsque fatigue et stress sont associés. L’ashwagandha est davantage étudiée pour ses effets potentiels sur le stress et le sommeil que comme stimulant direct.
Fatigue physique : comment récupérer ?
La fatigue physique correspond davantage à une sensation de faiblesse, de jambes lourdes ou à une récupération difficile après un effort. Elle ne doit pas être confondue avec la fatigue mentale, ni avec la somnolence, qui correspond au besoin de dormir.
La récupération repose principalement sur un sommeil suffisant, une bonne hydratation et des apports énergétiques adaptés, notamment en glucides et en protéines lorsqu’une activité sportive est pratiquée.
Une fatigue physique persistante ne doit toutefois pas être automatiquement attribuée au sport ou à l’alimentation. Une carence en fer, par exemple, peut diminuer les capacités physiques lorsqu’elle évolue vers une anémie. Si la fatigue devient inhabituelle, persiste malgré la récupération ou s’accompagne d’autres symptômes, il est préférable d’en rechercher la cause.
Ce qui ne fonctionne pas forcément contre la fatigue
Face à une baisse d’énergie, la tentation est grande d’accumuler vitamines, plantes et produits « boost ». Pourtant, plus de compléments ne signifie pas nécessairement plus d’énergie.
Les multivitamines pris « au cas où »
Chez une personne dont l’alimentation couvre déjà les besoins, ajouter systématiquement des vitamines n’apporte pas forcément de bénéfice sur la fatigue. Un complément est beaucoup plus pertinent lorsqu’il répond à un besoin ou un risque de déficit identifié.
Le café pour masquer un manque de sommeil
La caféine peut améliorer temporairement l’éveil, mais elle ne remplace pas le sommeil. En consommer pour compenser quotidiennement des nuits insuffisantes risque même d’entretenir un cercle vicieux si elle retarde ensuite l’endormissement.
Les boissons énergisantes
Leur effet stimulant provient principalement de la caféine, parfois associée à du sucre et à d’autres substances. Elles peuvent donner une impression temporaire de regain d’énergie, sans traiter la cause de la fatigue.
Les « boosters » aux promesses spectaculaires
« Énergie instantanée », « élimine la fatigue », « vitalité maximale »… méfiance face aux promesses trop belles pour être vraies. Une fatigue persistante est un symptôme, pas un manque de complément alimentaire. La priorité reste d’en comprendre l’origine.
Quand faut-il consulter pour une fatigue persistante ?
Un coup de fatigue après quelques mauvaises nuits ou une période particulièrement intense est généralement facilement explicable. En revanche, une fatigue qui persiste, s’aggrave, apparaît sans raison évidente ou devient suffisamment importante pour perturber le quotidien mérite un avis médical.
Il est également préférable de consulter lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes inhabituels : essoufflement, perte de poids inexpliquée, fièvre, douleurs, palpitations, troubles importants du sommeil ou changements marqués de l’humeur, par exemple.
Le professionnel de santé pourra rechercher une cause éventuelle et déterminer si des examens sont nécessaires. Une fatigue peut parfois être liée à une carence, à un médicament, à un trouble du sommeil ou à une maladie sous-jacente.
Les solutions naturelles et les compléments alimentaires ont donc leur place lorsqu’ils sont adaptés à la situation, mais ils ne doivent pas servir à masquer durablement une fatigue inexpliquée. Et parce que la fatigue ne concerne pas que les adultes, découvrez aussi pourquoi votre enfant peut être toujours fatigué malgré un bon sommeil et les causes à explorer.
Bibliographie
Voir les références scientifiques
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Marlène Barthelme

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice


