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Ginseng rouge : bienfaits sur l’énergie, le stress, la mémoire et l’immunité

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Fatigue, baisse de tonus, difficultés de concentration… Le ginseng rouge fait partie des plantes traditionnellement utilisées lorsque l’organisme traverse une période exigeante. Mais derrière sa réputation de plante « énergisante », que montrent réellement les études scientifiques ?

Le ginseng rouge provient de Panax ginseng C.A. Meyer, aussi appelé ginseng asiatique ou ginseng coréen. Ses constituants les plus étudiés sont les ginsénosides, une famille de saponines auxquelles sont attribuées une grande partie des activités biologiques observées expérimentalement.

Chez l’être humain, les recherches se sont principalement intéressées à la fatigue, aux performances cognitives et physiques, à l’immunité, au métabolisme glucidique et à la fonction sexuelle. Voyons sans plus attendre ce que dit la science sur les bienfaits de cette plante.

Qu’est-ce que le ginseng rouge ?

Le ginseng appartient au genre Panax, qui comprend plusieurs espèces. Parmi les plus connues figurent :

  • Panax ginseng C.A. Meyer, ou ginseng asiatique ;
  • Panax quinquefolius, ou ginseng américain ;
  • Panax notoginseng, principalement utilisé dans les pharmacopées asiatiques.

Le ginseng rouge coréen correspond à une préparation particulière de Panax ginseng. Traditionnellement, les racines sont récoltées après plusieurs années de culture, puis soumises à la vapeur ou à un autre traitement thermique avant séchage.

C’est cette étape qui leur donne progressivement leur coloration caractéristique.

Il ne faut donc pas confondre « ginseng rouge » et « Panax ginseng » : le premier est une forme transformée du second.

Ginseng rouge et ginseng blanc : quelle différence ?

La principale différence réside dans le traitement de la racine après récolte.

Le ginseng blanc est essentiellement séché, tandis que le ginseng rouge est chauffé puis séché.

Ce traitement thermique provoque différentes transformations chimiques. Certains ginsénosides présents dans la racine fraîche peuvent être transformés en composés moins abondants ou différents dans le produit final.

💡 Cette distinction a son importance : deux compléments affichant tous deux « Panax ginseng » sur leur emballage ne possèdent pas nécessairement la même composition.

Que contient le ginseng rouge ?

Les constituants emblématiques du ginseng sont les ginsénosides.

Il s’agit de saponines triterpéniques présentes dans différentes parties de la plante, en particulier dans ses racines. Plusieurs dizaines de ginsénosides ont été identifiés. On rencontre notamment les ginsénosides : Rb1, Rb2, Rc, Rd, Re, Rf, Rg1, Rg3.

Ils ne possèdent pas tous les mêmes propriétés biologiques et leurs concentrations varient selon l’âge de la plante, son origine, la partie utilisée et les procédés de transformation.

Le ginseng contient également des polysaccharides, polyacétylènes, peptides, acides aminés et différents composés phénoliques.

Cette complexité explique pourquoi il est difficile d’extrapoler les résultats obtenus avec un extrait standardisé précis à l’ensemble des compléments de ginseng disponibles dans le commerce.

Quels sont les bienfaits du ginseng rouge ?

1. Ginseng rouge et fatigue : son atout le plus connu

Une femme fatiguée et en dépression assise sur son canapé, la tête baissée.

S’il existe un domaine auquel le ginseng est historiquement associé, c’est bien celui de la fatigue et du manque de vitalité. Cette utilisation traditionnelle bénéficie d’ailleurs d’une reconnaissance institutionnelle européenne : dans sa monographie consacrée à Panax ginseng, l’Agence européenne des médicaments (EMA) reconnaît son usage traditionnel pour soulager les symptômes d’asthénie, notamment la fatigue et la sensation de faiblesse [1].

Les recherches cliniques menées ces dernières années apportent plusieurs résultats intéressants. Une revue systématique portant sur dix études a ainsi conclu à des données encourageantes concernant l’utilisation du ginseng contre la fatigue, même si les auteurs soulignent que des travaux supplémentaires restent nécessaires [2].

Une méta-analyse regroupant 19 essais randomisés rapporte également que les chercheurs ont identifié des effets favorables dans certains sous-groupes, notamment sur la fatigue générale et certaines formes de fatigue chronique [3]. Ces résultats suggèrent que les effets peuvent notamment dépendre du type de fatigue, de la population étudiée et de la préparation de ginseng utilisée.

Par ailleurs, un essai clinique randomisé a montré que 3 g de ginseng rouge coréen par jour pendant 6 semaines réduisaient significativement davantage la fatigue que le placebo chez certains participants, notamment les plus de 50 ans présentant une fatigue modérée [4]. 

Plus récemment, un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo mené chez 46 adultes en bonne santé a obtenu un résultat particulièrement intéressant : après trois semaines, les participants ayant reçu 960 mg par jour d’extrait de ginseng rouge coréen présentaient une diminution significativement plus importante de leur score subjectif de fatigue que ceux ayant reçu le placebo [5].

Le ginseng rouge apparaît donc comme une plante particulièrement intéressante à envisager lors des périodes de fatigue passagère, de baisse de tonus ou lorsque l’organisme est davantage sollicité. Plus largement, l’utilisation traditionnelle de Panax ginseng contre la fatigue est reconnue au niveau européen [1], tandis que plusieurs travaux cliniques consacrés au ginseng, dont certains spécifiquement au ginseng rouge coréen, apportent des résultats encourageants [2–5]. 

2. Énergie et performances physiques : un allié intéressant face à l’effort

Le ginseng rouge ne suscite pas seulement l’intérêt pour la fatigue du quotidien. Il est également étudié dans le contexte de l’effort physique, de l’endurance et de la récupération, notamment pour sa capacité potentielle à aider l’organisme à mieux faire face aux périodes de sollicitation physique.

Certains essais cliniques consacrés spécifiquement au ginseng rouge apportent des résultats encourageants. Dans une étude randomisée en double aveugle menée auprès de 110 participants, huit semaines de supplémentation en ginseng rouge ont été associées à une diminution de la perception subjective de l’effort ainsi que de certains marqueurs liés à la fatigue induite par l’exercice, comparativement au placebo [6].

Ces observations sont particulièrement intéressantes pour les personnes qui recherchent moins un effet « coup de fouet » qu’un soutien lors des périodes où l’organisme est davantage sollicité. Le ginseng rouge ne fonctionne d’ailleurs pas comme la caféine : son intérêt potentiel s’inscrit plutôt dans une utilisation régulière visant à mieux composer avec la fatigue associée à l’effort.

💡Bon à savoir : pour une personne active ou traversant une période physiquement exigeante, c’est probablement sous cet angle que le ginseng rouge présente aujourd’hui le plus d’intérêt.

3. Concentration, mémoire et fonctions cognitives

Des synapses qui connectent grâce aux neurotransmetteurs favorisés par la consommation de ginseng.

Le ginseng est également étudié pour son intérêt potentiel sur les performances mentales. Plusieurs essais ont évalué ses effets sur la mémoire, l’attention, la concentration, le temps de réaction ou encore les performances psychomotrices, avec des résultats encourageants sur certains de ces paramètres [7].

En effet, une revue systématique et méta-analyse publiée en 2024 confirme que certaines études observent des effets favorables sur des fonctions cognitives spécifiques, même si les résultats varient selon les extraits, les doses et les populations étudiées [8].

Par ailleurs, une autre revue scientifique publiée en 2024 rapporte que plusieurs études cliniques ont observé des effets favorables du ginseng sur la mémoire de travail et certaines fonctions cognitives, aussi bien chez des personnes en bonne santé que chez des personnes présentant des troubles subjectifs de la mémoire, un trouble cognitif léger ou une maladie d’Alzheimer à un stade précoce. Les auteurs soulignent notamment l’intérêt potentiel de plusieurs composants du ginseng, dont les ginsénosides et la gintonine, tout en précisant que l’on ne sait pas encore lesquels contribuent principalement aux effets observés [9].

Le ginseng rouge peut ainsi être particulièrement intéressant lors de périodes exigeantes associant fatigue et baisse de concentration. Les données actuelles suggèrent un potentiel sur certaines dimensions des performances cognitives, sans toutefois permettre de le présenter comme un traitement des troubles de la mémoire ou du déclin cognitif [9].

4. Ginseng rouge et système immunitaire

Les effets immunomodulateurs du ginseng font également l’objet de recherches.

Un essai randomisé en double aveugle mené auprès de 100 adultes en bonne santé a notamment étudié la prévention des infections respiratoires aiguës. Pendant la période étudiée, 24,5 % des participants recevant du ginseng rouge coréen ont déclaré une infection respiratoire aiguë, contre 44,9 % dans le groupe placebo [10].

La durée des symptômes chez les personnes ayant malgré tout développé une infection n’était cependant pas significativement différente.

Une revue systématique de 65 essais randomisés avait également identifié des résultats prometteurs concernant la modulation de la réponse immunitaire, tout en soulignant les limites méthodologiques de la littérature disponible [11].

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5. Ginseng rouge et glycémie : un intérêt pour la régulation du glucose

Un docteur teste la glycémie d'un enfant en piquant son doigt.

Le ginseng rouge est également étudié pour son influence potentielle sur le métabolisme du glucose. Plusieurs essais cliniques suggèrent notamment des effets intéressants sur la réponse glycémique et la sensibilité à l’insuline.

Dans un essai en double aveugle mené pendant 12 semaines chez des personnes présentant une glycémie élevée, une intolérance au glucose ou un diabète de type 2 récemment diagnostiqué, 5 g de ginseng rouge coréen par jour ont amélioré certains paramètres de la réponse glycémique, notamment la glycémie mesurée 30 minutes après une charge en glucose [12].

Un autre essai randomisé chez des personnes atteintes de diabète de type 2 bien contrôlé a montré qu’une supplémentation pendant 12 semaines pouvait améliorer certains paramètres de régulation du glucose et de l’insuline, avec notamment une amélioration d’indices de sensibilité à l’insuline [13].

À plus grande échelle, une méta-analyse d’essais randomisés consacrés aux différentes formes de ginseng a également observé une diminution statistiquement significative de la glycémie à jeun [14].

💡 Bon à savoir : ces résultats suggèrent donc un intérêt potentiel du ginseng rouge pour l’équilibre glycémique et la sensibilité à l’insuline [12-14]. En cas de diabète traité, une supplémentation doit néanmoins être discutée avec un professionnel de santé en raison de son possible effet sur la glycémie.

6. Ginseng rouge et fonction sexuelle masculine

Le ginseng rouge coréen est traditionnellement associé à la vitalité et à la fonction sexuelle masculine, un domaine dans lequel plusieurs essais cliniques ont obtenu des résultats intéressants.

Une revue systématique de sept essais randomisés a ainsi conclu que les données disponibles suggéraient un effet favorable du ginseng rouge sur la fonction érectile par rapport au placebo [15].

Plusieurs mécanismes sont étudiés pour expliquer cet effet potentiel, notamment une action sur la production d’oxyde nitrique et la fonction vasculaire, deux éléments importants dans le mécanisme physiologique de l’érection.

Une analyse Cochrane plus récente, regroupant neuf études et 587 hommes, a également observé que les participants prenant du ginseng étaient plus nombreux à rapporter une amélioration de leur capacité à avoir un rapport sexuel [16].

Le ginseng rouge apparaît donc comme une option naturelle intéressante pour soutenir la fonction sexuelle masculine, même s’il existe d’autres plantes et molécules plus efficaces encore pour la dysfonction érectile.

💡Bon à savoir : ne loupez pas les autres bienfaits du ginseng rouge dans la Foire Aux Questions (FAQ) à la fin de l’article !

Où trouver du ginseng rouge de qualité ?

Pour choisir un ginseng rouge de qualité, privilégiez un véritable Panax ginseng C.A. Meyer, avec une origine clairement identifiée et une teneur garantie en ginsénosides.

Flacon de gélules de ginseng rouge bio coréen de la marque Dynveo.

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Le Ginseng rouge BIO Coréen de Dynveo constitue selon nous le meilleur compromis pour une supplémentation quotidienne. Il est élaboré à partir de racines coréennes âgées de 6 ans et certifiées biologiques, préparées à la vapeur selon la méthode traditionnelle.

Son extrait concentré 20:1 est standardisé à 20 % de ginsénosides, avec une teneur contrôlée par HPLC. La formule est sans additifs et conditionnée en gélules végétales. À 26,90 € les 60 gélules, il réunit ainsi concentration élevée, origine traditionnelle, certification biologique et prix accessible.

Ginseng rouge Premium : notre choix pour la formule la plus complète

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Pour ceux qui recherchent une formulation plus poussée, le Ginseng rouge Premium de Dynveo se démarque surtout par la nature de ses composés actifs. Cultivé en Belgique selon un procédé de culture verticale, son extrait apporte 12 % minimum de ginsénosides, dont 10 % de ginsénosides rares Rg3, Rg5 et Rk1, ainsi que 6 % de ginsans, des polysaccharides bioactifs.

Son dosage de 400 mg par jour a également été étudié dans plusieurs essais cliniques propriétaires. À 44,90 € les 60 gélules, c’est la formule que nous privilégierions pour ceux qui recherchent le profil moléculaire le plus complet, notamment autour de la vitalité, de la fatigue, du stress et des performances cognitives.

Comment agit le ginseng rouge ?

Les mécanismes proposés sont nombreux.

Les travaux expérimentaux attribuent notamment aux ginsénosides des effets sur :

  • les systèmes de neurotransmission ;
  • le métabolisme énergétique ;
  • certaines voies inflammatoires ;
  • le stress oxydatif ;
  • la fonction endothéliale ;
  • la production d’oxyde nitrique ;
  • certains paramètres immunitaires.

Dans le domaine de la fatigue, plusieurs mécanismes ont été proposés : modulation du métabolisme énergétique, réponse au stress oxydatif, fonctionnement mitochondrial et action sur certains neurotransmetteurs [17].

Une grande partie de ces mécanismes provient cependant de travaux in vitro ou chez l’animal.

Combien de temps faut-il pour ressentir les effets du ginseng rouge ?

Il n’existe pas de délai universel.

Les essais cliniques ont étudié des durées et des préparations très différentes.

Par exemple :

  • 3 semaines dans un essai récent sur la fatigue chez des adultes en bonne santé [5] ;
  • 6 semaines dans une étude sur la fatigue chronique [4] ;
  • 8 semaines dans un essai consacré à la fatigue liée à l’effort [6].

💡 Bon à savoir : un effet immédiat comparable à celui de la caféine ne doit donc pas être attendu.

Quelle dose de ginseng rouge prendre ?

Il n’existe pas une dose universelle de ginseng rouge, car les produits peuvent différer considérablement en termes :

  • De quantité de racine ;
  • De type d’extrait ;
  • De ratio d’extraction ;
  • De teneur totale en ginsénosides ;
  • De profil des différents ginsénosides.

Les essais cliniques illustrent cette diversité : certaines études ont utilisé environ 1 à 3 g de ginseng rouge par jour, tandis que d’autres utilisent des extraits concentrés à des doses beaucoup plus faibles (environ 400 mg / jour) [4, 5, 6, 18].

Il est donc peu pertinent de comparer deux compléments uniquement sur le nombre de milligrammes inscrit sur l’emballage.

La standardisation de l’extrait et sa teneur en ginsénosides sont des informations essentielles. En cas d’utilisation, il convient de respecter la posologie du produit et de demander conseil à un professionnel de santé en présence d’un traitement ou d’une maladie chronique.

Ginseng rouge : gélules ou poudre ?

Le ginseng rouge est disponible sous différentes formes, notamment en poudre ou en gélules. La poudre permet une utilisation polyvalente, par exemple mélangée à une boisson, mais son goût caractéristique et son dosage peuvent la rendre moins pratique au quotidien.

Les gélules offrent davantage de simplicité : la quantité consommée est précisément définie et elles permettent de choisir facilement un extrait standardisé en ginsénosides. Plus que la forme elle-même, c’est donc surtout la qualité de l’extrait, sa teneur en ginsénosides et la dose journalière qui doivent guider le choix. Pour une supplémentation régulière, les gélules sont généralement l’option la plus pratique et efficace.

À quel moment prendre le ginseng rouge ?

Le ginseng étant traditionnellement utilisé contre la fatigue et la faiblesse [1], il est généralement consommé plutôt en début de journée.

Certaines données de pharmacovigilance et revues de sécurité mentionnent notamment des troubles du sommeil parmi les effets indésirables rapportés [19].

Chez une personne sensible, une prise tardive peut donc être peu judicieuse.

Le ginseng rouge est-il dangereux ?

Une personne âgée qui souffre de maux de ventre.

Aux doses étudiées et sur des périodes limitées, le ginseng semble généralement bien toléré.

Une revue systématique des essais randomisés rapporte globalement peu d’effets indésirables graves [20].

Une étude particulièrement importante a évalué 2 g de ginseng rouge coréen par jour pendant 24 semaines chez 1 000 adultes. La fréquence globale des événements indésirables n’était pas significativement différente du placebo : 39,2 % dans le groupe ginseng contre 42,0 % dans le groupe placebo [18].

Parmi les réactions rapportées figuraient notamment :

  • maux de tête ;
  • diarrhées ;
  • vertiges ;
  • démangeaisons.

Une revue systématique consacrée à la sécurité du Panax ginseng mentionne également les troubles du sommeil et troubles gastro-intestinaux parmi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés [19].

Ginseng rouge : interactions et contre-indications

La prudence est particulièrement importante lorsque le ginseng est associé à des médicaments.

Des interactions potentielles ont notamment été rapportées avec certains traitements, dont la warfarine, ainsi qu’avec certains médicaments psychotropes [19].

En raison de ses effets possibles sur la glycémie, une vigilance est également justifiée chez les personnes prenant des médicaments antidiabétiques.

Par précaution, il est préférable de demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’utiliser du ginseng en cas :

  • de traitement anticoagulant ;
  • de traitement du diabète ;
  • de polymédication ;
  • de maladie chronique ;
  • d’intervention chirurgicale programmée.

La prudence est également recommandée pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données suffisantes permettant de garantir la sécurité d’une supplémentation.

Ginseng rouge : ce qu’il faut retenir

Le ginseng rouge est une préparation de Panax ginseng obtenue après traitement thermique puis séchage de la racine.

Son intérêt le mieux établi historiquement concerne les états de fatigue et de faiblesse : l’EMA reconnaît d’ailleurs son usage traditionnel pour les symptômes d’asthénie.

Les données cliniques disponibles sont particulièrement intéressantes concernant la fatigue, avec plusieurs essais spécifiquement consacrés au ginseng rouge coréen. D’autres travaux suggèrent également un potentiel sur les performances cognitives et physiques, l’immunité, le métabolisme du glucose et la fonction sexuelle, même si les résultats varient selon les préparations, les doses et les populations étudiées. 

Le ginseng rouge semble généralement bien toléré à court et moyen terme dans les essais cliniques, mais il peut provoquer des effets indésirables et interagir avec certains médicaments.

Le choix du produit est enfin déterminant : espèce botanique, procédé de fabrication, dose d’extrait et teneur en ginsénosides doivent être pris en compte plutôt que de se fier uniquement au nombre de milligrammes indiqué sur l’emballage.

FAQ : les autres bienfaits du ginseng rouge

Le ginseng rouge peut-il aider pendant la ménopause ?

C’est l’un des bienfaits intéressants qui est pourtant assez peu connu. Plusieurs essais cliniques ont étudié le ginseng chez les femmes ménopausées.

Une revue systématique publiée en 2022 et regroupant 15 essais randomisés contrôlés contre placebo a conclu que le ginseng pouvait réduire significativement l’intensité globale des symptômes de la ménopause et les bouffées de chaleur, avec également une amélioration de la qualité de vie dans certaines études [21]. Un essai randomisé en double aveugle consacré spécifiquement au ginseng rouge coréen avait également observé des améliorations de certains symptômes de la ménopause et de facteurs de risque cardiovasculaire [22].

Le ginseng apparaît donc comme une plante particulièrement intéressante à étudier pour accompagner certaines manifestations de la ménopause, même si les résultats ne sont pas positifs sur tous les paramètres évalués [21, 22].

Le ginseng rouge possède-t-il des propriétés antioxydantes ?

Oui, plusieurs études chez l’être humain ont observé des effets sur différents marqueurs du stress oxydatif.

Dans un essai randomisé en double aveugle contre placebo, 57 adultes en bonne santé ont reçu 3 ou 6 g de ginseng rouge coréen par jour pendant 8 semaines. Les chercheurs ont notamment observé une augmentation de l’activité de certaines enzymes antioxydantes ainsi qu’une diminution de l’oxydation du cholestérol LDL et de certains marqueurs de dommages à l’ADN [23].

Ces résultats soutiennent l’existence d’une activité antioxydante du ginseng rouge chez l’être humain, même s’ils ne signifient pas pour autant que sa consommation prévient à elle seule les maladies liées au stress oxydatif [23].

Le ginseng rouge est-il intéressant contre le stress ?

Son statut de plante « adaptogène » explique en grande partie sa réputation lors des périodes de stress et de forte sollicitation.

Un essai randomisé en double aveugle mené chez 50 adultes fatigués a notamment évalué une préparation de Panax ginseng rouge. Celle-ci a obtenu de meilleurs résultats que le placebo sur le stress perçu, mais également sur certains tests d’attention et de mémoire [24].

Ces observations sont particulièrement intéressantes lorsque stress, fatigue et difficultés de concentration surviennent simultanément. Elles restent toutefois à confirmer par des essais cliniques indépendants de plus grande ampleur.

Le ginseng rouge est-il bon pour la circulation sanguine et la santé cardiovasculaire ?

Certains effets du ginseng rouge sur la fonction vasculaire ont été observés chez l’être humain.

Dans un essai randomisé en double aveugle, la prise de 3 g de ginseng rouge coréen a entraîné une diminution significative d’un indice utilisé pour évaluer la rigidité artérielle par rapport au placebo [25]. Un autre essai clinique portant sur un extrait de ginseng rouge enrichi en ginsénoside Rg3 a observé une diminution aiguë de plusieurs paramètres de pression artérielle centrale et périphérique ainsi que de la rigidité artérielle [26].

Le ginseng rouge peut-il améliorer la fertilité masculine ?

Au-delà de la fonction érectile, le ginseng rouge a également été étudié sur certains paramètres de fertilité masculine.

Dans un essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo portant sur 80 hommes présentant une infertilité associée à une varicocèle, la prise de 1,5 g de ginseng rouge coréen par jour pendant 12 semaines a été associée à des améliorations de plusieurs paramètres spermatiques, notamment la concentration, la motilité, la morphologie et la viabilité des spermatozoïdes [27]. Les taux de testostérone, de LH et de FSH n’étaient en revanche pas significativement différents entre les groupes.

Le ginseng rouge présente donc un potentiel intéressant pour certains paramètres spermatiques, mais les données restent insuffisantes pour le considérer comme un traitement établi de l’infertilité masculine.

Le ginseng rouge aide-t-il à perdre du poids ?

Le ginseng est parfois présenté comme un complément « minceur », mais cette affirmation doit être relativisée.

Des travaux expérimentaux suggèrent des effets possibles sur le métabolisme des lipides, l’adipogenèse et la sensibilité à l’insuline [28]. Toutefois, une part importante de ces résultats provient d’études animales ou précliniques, et les données cliniques disponibles ne permettent pas d’affirmer que le ginseng rouge entraîne à lui seul une perte de poids significative.

Le ginseng rouge est-il bon pour la peau et les cheveux ?

Les ginsénosides et d’autres constituants du ginseng font l’objet de nombreuses recherches en dermatologie. Des travaux expérimentaux ont notamment observé des effets sur les fibroblastes et la synthèse de collagène, tandis que d’autres études ont exploré son action sur le vieillissement cutané et la croissance des follicules pileux [29, 30].

Ces résultats sont intéressants, mais une grande partie des données provient encore de modèles cellulaires, de formulations spécifiques ou d’études préliminaires. Il est donc prématuré d’affirmer qu’une supplémentation orale en ginseng rouge réduit les rides ou favorise la pousse des cheveux.

Le ginseng peut-il prévenir le cancer ?

Certaines études observationnelles ont trouvé une association entre la consommation de ginseng et une incidence plus faible de certains cancers.

Une méta-analyse a notamment étudié cette relation [31]. Il faut cependant distinguer association et causalité : ces données ne démontrent pas que la prise de ginseng prévient le cancer. De nombreux travaux évoquant des propriétés anticancéreuses reposent par ailleurs sur des expériences cellulaires ou animales.

À ce jour, le ginseng rouge ne peut pas être présenté comme un moyen de prévenir ou de traiter un cancer, même si ses constituants continuent de faire l’objet de recherches dans ce domaine.

Le ginseng rouge peut-il aider en cas de TDAH ?

Le ginseng rouge coréen a été étudié chez des enfants présentant des symptômes d’inattention et d’hyperactivité.

Dans un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo mené auprès de 70 enfants, la supplémentation en ginseng rouge coréen a été associée à une amélioration de certains scores d’inattention et d’hyperactivité/impulsivité [32].

Ces résultats sont intéressants, mais ils reposent encore sur un nombre limité d’études. Le ginseng rouge ne peut donc pas être considéré comme un traitement du TDAH et ne doit pas remplacer une prise en charge médicale adaptée.

Le ginseng rouge est-il bon pour la digestion ?

Certaines recherches suggèrent que des constituants du ginseng, notamment ses polysaccharides, pourraient exercer des effets protecteurs sur la muqueuse digestive.

Une étude expérimentale a notamment montré que des polysaccharides issus de Panax ginseng pouvaient réduire les lésions gastriques et certains marqueurs inflammatoires dans un modèle d’ulcère gastrique [33].

Ces données restent toutefois principalement précliniques. Elles suggèrent un potentiel intéressant pour la protection de la muqueuse gastrique, mais ne permettent pas encore d’affirmer que le ginseng rouge traite les troubles digestifs chez l’être humain.

Le ginseng rouge peut-il protéger le foie ?

Le ginseng et ses ginsénosides ont fait l’objet de nombreux travaux expérimentaux suggérant notamment des effets antioxydants et anti-inflammatoires au niveau hépatique [34]. Cependant, les données chez l’être humain sont beaucoup moins convaincantes.

Une méta-analyse de 14 essais randomisés portant sur 992 participants n’a pas observé d’amélioration significative des principaux marqueurs de la fonction hépatique avec une supplémentation en ginseng [35]. À ce jour, on ne peut donc pas considérer le ginseng rouge comme un complément ayant un effet hépatoprotecteur démontré.

Bibliographie

Voir les références scientifiques

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Marlène Barthelme

une photo de moi, Marlène, fondatrice du média Famtastique

Fondatrice et responsable éditoriale de Fam’tastique. Ancienne cheffe de projet pendant 4 ans au sein d’une entreprise européenne de compléments alimentaires, elle travaille aujourd’hui à la création de contenus santé et bien-être fondés sur l’analyse critique de sources scientifiques et le respect du cadre réglementaire européen. En savoir plus sur l’autrice